Jeu de rôle des chevaliers d'émeraude
 
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 Quel ennui [Minia]

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Loka Iris
Cheffe des Chevaliers d’Émeraude
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MessageSujet: Quel ennui [Minia]   Ven 12 Aoû 2016, 00:33

Accompagnement

Une matinée blafarde, laide ; voilà tout ce que la vue traditionnellement grandiose de la tour de Krito avait à m'offrir aujourd'hui. Moi qui venais habituellement ici pour profiter de quelques belles images avant de débuter ma routine désolante. Je laissais tomber les dernières cendres de ma cigarette en m'élançant dans les étroits couloirs et passages de la tour du lézard, je l'informais d'un coup de pied nonchalant dans le fauteuil qu'il était temps qu'il termine son interlude nocturne avant de descendre tout aussi nonchalamment les longs escaliers me menant vers les salles principales du château.

Je passais bien vite dans les couloirs, j'avais depuis bien longtemps cesser de m'extasier sur le faste du château, il me semblait à présent étouffant et j'avais déjà plusieurs fois, sans succès, tenter de réduire le luxe dans lequel nous étions constamment baignés. Cet environnement ne correspondait pas à la situation actuelle ; je le trouvais de plus en plus oppressant au fil des ans, et nous n'avions pas vraiment besoin de nous sentir oppressé. J'allumais une seconde cigarette, dans les couloirs du château. Avec un peu de chance je pourrais finir par recouvrir ces teintures dorées d'une dose suffisante de fumée pour les ternir. Peu de mes frères et sœurs d'armes n'appréciaient cette habitude, mais moins encore n'avaient le cran de me le dire. J'étais devenu bien trop utile dans ce foutu château, qui d'autre que moi pourrait supporter tant de désastreux déshonneurs ? Si tous acceptaient de vouer leur vie à une cause aussi vaine que la notre aucun ne se voyait être celui qui devait pousser au sacrifice.

La maître délurée d'un Ordre fantoche, magnifique vraiment.

Ne pas avoir le droit au lever de soleil envoûtant n'avait fait qu'amplifier la fatigue dû à ma nuit blanche passé à assister le vieux borgne tout en tentant de le convaincre de me laisser utiliser son collier. J'avais besoin que Tari nous aide, contacter chaque gouvernement de chaque royaume pour réussir à faire s'enrôler le plus de manipulateur de magie dans l'Ordre prenait un temps considérable  et j'avais bien besoin d'aide de la part de celle qui était censé nous gouverner.

Alors que le fil de mes pensées prenait tranquillement le large ma cigarette termina sa combustion et je l'éjectais d'une souple impulsion magique dans une des nombreuses œuvre d'art, ou quelconque autre ornement, qui parsemait le couloir. J'avais eu un assez bon timing puisque j'arrivais quelques instants plus tard dans la pièce que je m'avais fait aménager comme bureau dans le château. Il était évidemment hors de question que ma chambre ne soit polluer par les innombrables documents, pièces magiques, artefacts et condensé de recherches que Krito venait me déposer à intervalles réguliers pour que je sois parfaitement au point sur la situation tant géopolitique que magique du continent. La pièce était sombre, sans la moindre fenêtre uniquement éclairé à la bougie et remplis de centaines, probablement même de milliers de documents, soigneusement ignifugé par le magicien. Je lançais avec dédain les condensé de recherche de cette nuit avant de l'enflammer… Intact, le travail était comme toujours bien fait à ma plus grande horreur.

Je m'allumais une nouvelle cigarette, plus longue qui allait durer une bonne heure avant de se consumer entièrement. Et je repris mes déambulations routinières pour me diriger vers les cuisines ; où bien évidemment les cuisiniers avaient préparé un repas complet pour une personne bien éloigné d'un petit-déjeuner. Je mangeais comme trois hommes et restait pourtant constamment dans un état de fébrilité physique à faire pâlir nombre de guérisseur. Mes nuits étaient courtes, parfois inexistantes, mes jours longs éreintant et macabres. Les cuisiniers avaient beau me gaver comme une oie je ne prenais jamais de couleur et mon corps, musculeux, restait pourtant visiblement maigre. Alors mes petits déjeuner se composaient majoritairement de gibier, de pain et de tout ce que les commis de cuisines pouvaient trouver de gras dans leurs caves et réserves. Ils me disaient tous qu'ils étaient bien contents de préparer des repas aussi fastueux mais moi je ne me sentais que plus oppressée.

Mais pour que même ces sourires gênés ne disparaissent pas je me pliais à ces rituels et me retrouvais souvent seule à des heures bien trop matinales à dévorer un festin digne d'un banquet.

J'entrais donc dans les cuisines ma cigarette à la bouche avant que deux commis ne me saluent d'un air tout aussi morne que le mien, la routine, et que le chef ne me lance nonchalamment une pomme tandis que je me dirigeais vers la grande salle en lâchant un ''Salut les gars'' morose et étouffé par mon début de mastication.

Quand j'ouvris les portes je fus surprise d'apercevoir une forme assise sur la grande tablée. Minia était déjà là. Il n'était pourtant pas même cinq heures, j'haussais le sourcil avant de déposer ma lame sur la table et de me laisser tomber sur la chaise face à ma sœur d'arme.

'' Déjà debout camarade ? Tu as dormi au moins ?''

Le protocole n'avait pas vraiment sa place à des heures et des situations pareilles et tandis que j'invectivais mollement ma sœur d'arme le chef vint me servir un immense gamelle de bois remplis de morceaux de viandes fumant et trempées de leur propre graisse. Je le remerciait silencieusement avant d'avaler goulûment un premier cartier sans plus me soucier de quelconque politesse. Voilà donc à quoi nous ressemblions dans ces moments. Tandis que j'attendais mollement la réponse de Minia je me laissais à rêver du temps ou j'esquivais cette pièce ; je la trouvais trop fréquentée, bondé de chevaliers écuyers et autre nobles. Je n'aurais jamais penser regretter l'ambiance de cette pièce.  

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Minia
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MessageSujet: Re: Quel ennui [Minia]   Ven 12 Aoû 2016, 16:06

Une décision avait été prise, elle devait rencontrer leur chef et lui soumettre sa requête. La question était désormais de savoir comment elle allait aborder la question et surtout comment elle allait aborder la cheffe qui lui semblait inaccessible. Elle ouvrit les yeux alors que le jour venait à peine de se lever, mais Minia ne dormait plus dans sa chambre depuis bien longtemps, elle avait réussi à passer un accord avec les palefreniers pour dormir dans l'une des stalles des chevaux. Depuis qu'elle était arrivée à Émeraude, la jeune demi-pardusse avait élu domicile dans cet endroit et même si Amnael avait réussi à la traîner dans sa chambre dès qu'elle était devenue chevalier, son habitude première était revenue. Elle se sentait comme étouffer dans les murs de briques du château et préféré être entourée des équidés plutôt que se sentir seule dans la chambre qu'on lui avait attribuée. Mais là n'était pas la question, la jeune femme se leva avec la ferme intention de rencontre sa cheffe.

Minia avait passer plusieurs jours à observer la discrétion féline les faits et gestes de Loka pour déterminer le moment où elle pourrait lui parler pour tout d'abord lui proposer son aide, mais aussi pour lui proposer une mission à Opale. Cette mission était, selon elle nécessaire pour voir les avancées de la température, mais elle avait aussi un goût intime puisqu'elle voulait aussi voir comme sa seule famille allait. Ces observations lui en avaient fait conclure que le meilleur moyen d'intercepter celle qui désormais diriger les chevaliers étaient de la prendre dès le petit-déjeuner à une heure du jour très peu avancée.  

L'esprit félin avait fait la moue, les chats adoraient dormir, Minia n'échappai en rien à la règle. Néanmoins, depuis quelques années, la jeune femme avait réussi à combattre cette envie primaire et ne dormait plus que quelques heures par nuit. Se levant dès l'aurore et se couchant quand le soleil ne lui permettait plus de s'entraîner. Son corps avait pris du muscles, mais comme les chats, elle ne grossissait que très peu. Sa morphologie était presque la même depuis qu'elle était passée de ses sept ans à ses dix-huit. Bien évidemment, les lames des isparins qui avaient pénétré sa chair avait laissées des cicatrices mais s'était la seule trace que le temps avait laissée sur le corps de la jeune demi-pardusse. Minia assumant désormais entièrement son côté félin laisse pousser ses griffes et s'en servait pour de multiples tâches comme grimper aux arbres ou égorger ses victimes quand il décidait qu'attaquer la tigresse qu'elle était une bonne idée.

Le jour de la fameuse rencontre était arrivé, Minia était prête. Elle sortie des écuries afin de se rendre dans sa chambre pour se débarbouille et se changer. Dormir dans les écuries, oui mais ressembler à un chiffon, non. Son grand-père avait bien fait son éducation, elle se devait de se montrer digne de lui. La chevalière fut rapide, elle savait qu'elle avait peu de temps avant que la cheffe rentre dans ce qui avait été autrefois le hall de la chevalerie la plus impressionnante d'Enkidiev. La féline connaissait le trajet par cœur pour l'avoir fait des centaines de fois . Elle ne mangeait pas avec ces camarades, elle ne voulait pas les choquer quand elle mangeait sa viande crue, son pécher mignon, mais elle se faufilait souvent dans les cuisines avant que la viande soit préparée ou pire cuite.

Minia se félicita, elle avait réussi à dormir dans les écuries, à enfiler sa tenue et à se montrer présentable et elle était arrivée la première dans la salle où tous manger. Elle s'installa à l'une des tables et attendit les oreilles dresses sur la tête comme les chats en chasse. La pièce était plongée dans un silence macabre qui faisait regretter la joie et les banquets qui avaient été célébrer il y a de cela quinze ans et bien avant encore. Elle n'eut pas le temps de se plonger dans ses rêveries du passé qu'on lui avait narré puisqu'elle ressentie et attendit rapidement la présence de quelqu'un, elle décida de ne pas bouger et de voir si la personne qui venait de rentrer s'approcherait d'elle. Le son de la voix de Loka lui parvient et elle souria intérieurement, elle avait réussi à attirer son attention.
La jeune demi-pardusse releva la tête, laissant apparaître ses yeux de chat coloré en orangée et réfléchit à sa réponse. Devait-elle vouvoyait la cheffe ou la traiter comme son égale puis qu’après tout, c'était sa sœur d'armes. Elle opta pour le même ton que Loka et décida de la tutoyer.

«  Comme tous les matins Camarade, les chevaux sont les meilleurs compagnons pour passer une excellente nuit  et toi tu as l'air encore plus épuisé alors que nous sommes à peine à l'aube»

La chevalière prenait le risque de révéler son secret, mais elle était leur chef si quelqu'un devait savoir qu'elle dormait dans les écuries, c'était bien leur cheffe. Elle lui sourie et attendit tranquillement sa réponse, les oreilles posées sur le crane.
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Loka Iris
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MessageSujet: Re: Quel ennui [Minia]   Mar 23 Aoû 2016, 00:27

J’avais dévoré mon plat en quelques instants. Mon appétit était bien une des seules choses que je n’avais pas perdu à la sortie de mon adolescence dorée. Je n’avais pas proposé à ma camarade de partager mon plat, Minia n’y aurait de toute façon pas touché je savais bien qu’elle ne mangeait la viande que si les cuisiniers la lui laissait crue. Son coté félin très probablement. J’allumais  donc mollement une des cigarettes que je gardais dans la poche frontale de ma veste tout en laissant ma sœur d’arme répondre à mon invectivassions, elle semblait bien plus enjoué que moi en cette fade matinée. Il est vrai qu’il n’était pas bien complexe de faire plus agréable et enjoué que ma personne…

Je ne levai pas même un sourcil lorsque la jeune demi-pardusse fit mention des chevaux, je savais bien sur qu’elle passait ses nuits aux écuries. Depuis que j’étais arrivée au château il y a maintenant bientôt trente ans, mon esprit fit un bond dément lorsqu’il se rendit compte de cette information, je m’étais toujours bien plus liée aux petites gens d’Emeraude qu’aux grands pontes et autres nobliaux de la cour. Si j’étais encore aujourd’hui incapable de citer le nom de tous les souverains du continent je pouvais, de tête, citer ceux de tout le petit personnel du château. Chaque garde avait un jour était complice de mes sorties nocturnes, les cuisiniers étaient ceux de mes festins matinaux, chaque palefrenier m’avait déjà vu un jour venir pleurer en secret contre la croupe de ma jument, j’étais la marraine des deux enfants du forgeron, le vieux chef de la garde me considérait encore comme sa fille et tous les serviteurs avaient déjà un jour partagé mes longues nuits de déprime alcoolisée… Il était donc bien évident que j’avais immédiatement su que Minia dormait dans les écuries, les palefreniers savaient bien que je n’en avais cure ; et effectivement je m’étais contenté de rire lorsque je l’avais appris.

Alors je me contentais de sourire avec malice à ma sœur d’arme. Pendant un bien trop court instant malheureusement. Car effectivement je n’avais moi pas fermé l’œil de la nuit, je ne pouvais pas vraiment me permettre de longues nuits de sommeil en ce moment.

‘’Et tu es de bien bonne compagnie pour eux aussi ma sœur. Je suis certaine que Deva se sentirait bien triste si elle ne te regardait pas dormir chaque nuit à deux stalles d’elle ! Je me repris à sourire à ma sœur d’arme avant de reprendre. Ne t’inquiète pas, je ne suis de ceux qui se permettent d’imposer un quelconque mode de vie à ses camarades reste simplement aussi discrète que tu l’es déjà ; je ne veux pas que quiconque ne se fasse des idées sur ton traitement ici. ‘’

Je me levais de table en empoignant ma lame et, tout en allumant encore une nouvelle cigarette, me dirigeais vers la cour en invitant Minia à me suivre sans pour autant lui laisser le temps de piper mot, reprenant ma phrase là où je l’avais laissé.

‘’Comme tu sembles l’avoir remarqué je suis en bien moins grande forme que toi, le vieux lézard et son foutu bouquin  ont constamment besoin d’assistance et je pense bien être la seule ici à avoir la foi de les supporter une nuit entière. Tu m’accompagnerais pour quelques passes d’armes ? Je n’ai rien de mieux pour me remettre d’aplomb. ‘’

Les dieux seuls savaient à quel point j’en avais besoin. A force de remplacer mes nuits par du tabac et différentes décoctions, préparées avec soin par Krito pour donner de réguliers coups de fouets à mon organisme en constant état de fébrilité, je n’arrivais le plus souvent même plus à dormir une fois le jour levé. Et seuls mes entraînements matinaux, couplés aux copieux festins des cuisiniers, arrivaient à me mettre en des conditions physiques suffisantes pour ne pas m’effondrer comme une planche sur le sol passé l’heure de midi.

Je prenais donc comme toujours le chemin de la cour, ma lame courbe à la main posé contre mon épaule et une cigarette à la bouche. Habituellement je violentais sans grande hargne les mannequins des baraquements des gardes, ou parfois les quelques malheureux que j’y croisais, mais aujourd’hui l’idée de m’entraîner avec l’une de mes sœurs d’armes avait le don de m’enjoué quelque peu.

En fait la simple présence de Minia dans la grande salle m’avait enjoué. Je haïssais tant la routine qui s’installait lentement dans tout le château que chaque petit événement venant la bousculer avait le don de me ragaillardir un peu.  Et justement cette coupure dans ma routine si morne me faisait monter une question à l’esprit :

‘’Au fait camarade je ne t’ai pas vu manger, que faisais-tu dans la grande salle à cette heure ? ‘’

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