Jeu de rôle des chevaliers d'émeraude
 
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 Un face à face douloureux... (PV Loka) [Terminé]

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Tari
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MessageSujet: Un face à face douloureux... (PV Loka) [Terminé]   Jeu 18 Aoû 2016, 13:02

Réflexion, peur, un peu de courage...

Tari se sentait perturbée, cela faisait plusieurs jours qu'elle ne pensait qu'à cela. Pourquoi ? La peur peut être ou le manque de courage ? Elle n'avait peur de rien, car elle avait déjà vécu de nombreuses choses, la perte d'un enfant, un amour destructeur, la mort d'amis… La peur de ne pas réussir pourtant, elle avait à de nombreuses reprises échoués, coûtant des vies à des précieux soldats. D'ailleurs, elle ne cessait de rêve à ces hommes et femmes mort beaucoup trop tôt. Leurs visages souriants lui murmurant qu'elle avait fait de son mieux, pourtant ils étaient morts sous son commandement.

La femme essai de trouver du courage, mais pour le moment elle n'avait pas beaucoup de courage. Le courage devait la fuir, elle qui n'en avait jamais manqué durant sa jeunesse. Elle avait toujours affronter chaque obstacle la tête haute, sans jamais reculer. Tari s'était arrêtée plusieurs fois pour observer le monde autour d'elle mais là, elle était prêt à faire marche arrière. Pourtant, elle voulait juste rendre visite à ses proches qui étaient encore à Émeraude. Elle ne sentait pas de taille à rester devant eux, alors qu'elle les avait abandonné, sans même jeter un regard derrière elle.

Elle savait bien qu'elle devait partir, s'éloigner de l'ordre et reprendre ses esprits, se reconstruire. Pourtant, alors qu'elle voulait revenir, elle ne se sentait comme une lâche. Elle prit une pomme sur sa table et planta ses dents dedans pour en prendre un petit bout. Elle mâcha lentement faisant les cent pas autour de la table dans la caverne sous rubis. Elle continua de manger sa pomme, puis s'installa dans l'un des fauteuils. Elle resta là, pendant de longues minutes. Tari soupira et se dit à elle même :

-Aller ma grande, il faut que tu te bouge.

Tari décida d'aller se changer. Elle resta un long moment devant ses vêtements, elle faisait tout pour prendre son temps ? Non, ce n'était pas son genre… Pourtant, elle aurait se changé en une ou deux minutes et là après une dizaine de minutes, elle n'était toujours pas prête. Trente minutes après, Tari était enfin prête. Elle avait mit une légère robe bleu azur, puis elle avait rajouté sa cape. Elle s'observa quelques instants, avant de mettre la capuche de sa cape sur sa tête. Plus une seule mèche blond dépasse et on ne pouvait plus apercevoir son visage. Sans plus attendre, elle disparut de sa caverne.

Elle réapparut sur la passerelle, rapidement elle se cacha dans l'ombre. Tari laissa son esprit sonder les alentours et s'étonna de voir si peu de personnes au sein du château. La réponse lui vient quelques secondes après, mort. Il avait sans doute fui face aux attaques sans cesse des Isparins. Tari retient un cri de rage, elle était si faible. Pourtant, une petite voix au fond d'elle se dit que même si elle était reste cela n'aurait rien changer. Mais, elle avait donner se fardeau à Loka et elle n'était pas fière d'elle, d'avoir mis une si grosse responsabilité sur la jeune femme. L'ancienne commandant de l'ordre ressentit quand même les gardes du château qu'ils faisaient leurs rondes.

Tari n'arrivait même pas à imaginer ce que Loka avait pu ressentir, elle se doutait la colère peut être même de la haine envers elle. Cela touchait énormément, celle qui avait dirigé l'ordre pendant des années. C'était d'ailleurs la personne qui l'avait fait hésiter pour revenir à Émeraude. Face a cette hésitation, elle avait décidé d'aller la voir en première. C'est passant d'une ombre à l'autre, tout en cachant sa magie, qu'elle avança dans le château d’Émeraude. Ne voulant pas être aperçu ni même vu, il lui fallut de longues minutes pour passer d'une salle à l'autre.

Finalement, alors que la nuit commençait doucement à laisser la place au soleil, Tari était devant la chambre de Loka depuis de très nombreuses minutes. La noirceur du couloir la cacher bien, sans compte qu'elle était toujours dans sa cape noir. Elle respira lentement plusieurs fois et frappa à la porte. Une fois. Un sourire amusé apparut sur les lèvres de Tari, pitoyable. Même un enfant n'aurait pas entendu frapper. Sans visage redevient neutre puis, elle frappa de nouveau deux fois, suffisamment pour que Loka puisse l'entendre.

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Loka Iris
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MessageSujet: Re: Un face à face douloureux... (PV Loka) [Terminé]   Jeu 06 Oct 2016, 01:18

« Journée de merde. »

« Journée de merde. »

« Journée de merde. »

Et un bonheur sans nom, inexplicable mais si enivrant. Cette journée resterait dans les mémoires ; peut-être n'arriverais-je même jamais à me défaire de son image.

Et cette journée commença par un lever de soleil parmi les plus splendides que je n'avais jamais observé. J'étais pétrifiée devant un tel spectacle, et Krito lui même restait pensif face à cette vision. La fumée de nos deux cigarettes se dissipait calmement dans les airs, ondulant lentement dans une courte valse aérienne avant de s'effilocher pour laisser passer la bouffée suivante. La valse ne tournait plus depuis quelques minutes déjà et le bout incandescent de nos rouleaux refroidissait doucement. Tout était doux en y repensant : le temps, l'air, la vue, le goût normalement âpre et cendreux de notre tabac. Rien qui ne présageais d'autre chose qu'une journée d'un calme aussi doux que son entrée en scène. Je n'avais dormis que quelques heures et pourtant, pour une fois, je me sentais en pleine possession de mes moyens et même d'une humeur que l'on aurait pu qualifier de joviale.

Et pourtant…

Et pourtant seul les Dieux pouvaient à peine imaginer les sommets d'inquiétude que j'atteignais depuis quelques jours. Oui, certains de nos anciens compagnons revenaient au château prêter main forte face au danger de plus en plus menaçant que représentaient les Isparins pour Enkidiev ; oui nous allions mieux, l'Ordre retrouvait lentement de ses couleurs. La gloire elle était encore bien loin… Trois jours plus tôt Opale avait subit une lourde attaque des Isparins, Krito parlait de plus de 300 êtres de glace. Un véritable carnage bien sur mais… Nous n'avions même pas été là. Empêtrés dans les glaces nous avons été stoppés net par un éboulement suivit d'une courte avalanche. Le déshonneur encore une fois.

Krito gardait encore de lourdes séquelles, je voyais du coin de l’œil les émanations magiques serpentant autour de sa jambe droite. Il se… ''dopait'' à grand coups de sortilèges, rituels, méditations et potions. Et tout cela uniquement pour réussir à marcher péniblement et à l'aide d'un bâton. Sa tendance à exploser les crânes des Isparins avec la pointe ferrée dudit bâtons excusait partiellement cette allure de vieillard mais il n'en restait pas moins marqué. Il usait bien trop de la magie et à des fins bien trop sombre.

Et malgré tout, en cet instant d'une douceur sans nulle égale, ces inquiétudes semblaient s'envoler valser avec notre fumée. Manuel lui même était apaisé en cet instant, pendouillant mollasse-ment dans le vide que surplombait le balcon de la tour. Il était rare que nous ayons la chance de vivre de tels instant, nous savourions les secondes comme jamais auparavant et l'instant où j'enflammais mon index pour y voir mourir les dernières cendres de mon tabac fut celui ou nous fumes forcés de rompre de nous même cet pause enchanteresse pour débuter notre journée. La nuit elle avait été longue, comme toute, et malgré nos efforts nous n’avancions pas. Repousser les glaces était un défi hors norme bien sur, mais c'était autre chose qui nous accaparait l'esprit : comment pouvions-nous tuer un dieu ? Le Dieu de la Guerre même. Car s'il n'était pas des plus actifs il n'en restait pas moins une menace aussi, si ce n'est plus, mortelle que l'invasion Isparin. Et évidemment nos recherches sur un tels sujets étaient purement théorique, nous n'avions rien pour nous guider, nous aider ni même nous informer. Tuer un dieu était inimaginable et nous n'avions aucun précédent sur lequel nous baser. Alors nous nous contentions d'émettre hypothèse sur hypothèse pour les abandonner du fait de leur improbabilité.
Manuel lui avançait probablement plus vite que nous, mais il était de moins en moins loquace à ce sujet. Il était à vrai dire de moins en moins loquace sur tout les sujets, il ne se privait toujours pas d'hurler comme un charretier à l'occasion mais ses remarques courantes se faisaient plus discrètes, éparses.

Nous étions redescendu au niveau du laboratoire de la tour et je saluait les deux magiciens en leur adressant, ce qui ne manqua pas de faire s'ouvrir l’œil de Krito de surprise, un large sourire déjà égayé d'une nouvelle cigarette ; et mon habituelle pile de dossiers à classifier sous le bras. Comme toujours mon passage dans les couloirs atténua mon humeur joviale, plus le temps passait plus je haïssais ce château et tout ce qu'il contenait de luxe inutile. Je souhaitait tout brûler alors que la plupart de mes camarades le protégeaient de toute leur force, encore habité par leurs souvenirs. Je n'arrivais toujours pas à les comprendre, certains voyaient même encore dans leurs rêves pensées et délires leur compagnons morts habiter ces pièces qu'ils avaient réchauffés de leur vie et leur énergie il n'y avait encore que quelques années voir mois pour certains. Ce château avait vraiment le don de me faire souffrir, alors c'était bien normal que je le lui rendais ; le chemin entre la tour et mon bureau était parsemé de déchets de cigarettes et de légères traces de brûlure sur la plupart de ses tapisseries souillées et jaunis par la fumée. Et c'était bien l'endroit le moins oppressant de tout le foutu labyrinthe qu'était le château d’Émeraude.

Le passage à mon bureau fut comme toujours bref, il était d'ailleurs toujours aussi laid, froid et remplis de dossiers que je ne pouvais me permettre de perdre ; mais que je n'avais aucune intention de lire.

Et ma routine repris, pourtant je ne sentais pas en moi l'habituelle lassitude de ces nuits sans sommeil, de ces repas servis à des heures incongrues.

Et ma routine continua lentement, sans que je ne perde pour autant ce sourire si étrange de la journée. Nombre de ceux qui me virent aujourd'hui en furent surpris, certains me rendirent ce sourire avec gaieté d'autres, me connaissant mieux, haussèrent un sourcil ou me rendirent un sourire narquois. Après tout on me voyait bien rarement sourire, moi même était surprise par mon attitude du jour. Mais certaine choses ne sont pas explicables, elles n'ont pas besoin de l'être et remplissent parfaitement leur fonction sans.

Puis vint ce pour quoi je me souviendrais de ce jour : sa soirée. Le soleil tombait lentement, très lentement même et du haut des murs d'enceinte je me délectais de ce spectacle depuis qu'il avait amorcé sa chute. Armin et Alexander, deux des plus anciens gardes du château avec ce bon vieux Hector, profitaient eux aussi du spectacle avec moi. Nos trois cigarettes, je me rendais petit à petit compte que la quasi totalité de la garde fumait ; logique en prenant en compte que la majeure partie de leur travail tenait à se poster droit comme un « I » à un endroit donné pendants plusieurs heures, fumaient tranquillement. Aucun de nous ne pipait mot et nous nous contentions d'admirer en silence, bientôt rejoints par d'autres membres de la garde au fur et à mesure que ceux-ci terminaient leur journée.

Fête

Et nous nous étions retrouvé là, sans qu'aucun d'entre nous ne le comprenne nous étions rassemblés le sourire au lèvre échangeant les récits sans intérêts de nos journées respectives. Évidemment certains ont bien vite commencé à apporter leur alcool avec eux, la garde avait une longue tradition de buveurs et ils tenaient à cette tradition comme à leurs terres. Il m'était déjà arrivé bien des fois de me rendre misérable à grandes goulées de leur vin de table immonde mais c'était bien la première fois que je le faisais de gaieté de cœur. Krito nous rejoins assez rapidement, accompagné du vieux Hector, et la douzaine que nous étions désormais s'installait le plus confortablement du monde dans divers espaces qui semblaient tous fait pour ça. S'installer là certains soirs sans aucune autre forme de protocole était aussi une tradition chère à la garde. Celle qui me faisait le plus remarquer que, moi aussi, je tenais au passé protégé par ces murs.

Assise contre le fondement de la tourelle du portail je me laissais porter par cette ambiance si calme, j'aimais profondément chacun de ces gardes. Ils étaient ceux avec qui je me libérais le plus. Ceux avec qui le protocole tenait le moins. Et c'était plaisant, je n'avais jamais aimé le protocolaire, le respect des règles… J'avais même un sérieux problème avec tout ce qui tournais autour de l'autorité, handicap certain pour mon poste au sein de l'Ordre. C'était avec les hommes d'armes de la garde que je sentais le moins la présence oppressante de mon rôle sur mes épaules.

Et la dernière grande tradition de la garde, allant bien souvent de pair avec les deux précédentes, c'était le jeu. Nous étions de plus en plus ivres à mesure que les cartes s'abattaient sur le sol et ces parties étaient souvent anarchiques, c'était donc logiquement que chacun d'entre nous misait des sommes à en faire pâlir l'Intendant du château sur chacune d'entre elles. Et évidemment un magicien maître illusionniste, ivre, était le pire adversaire imaginable dans ce genre de configuration. Je ne l’assommerais rageusement qu'après une dizaine de victoires consécutives lorsque même l'alcool ne pouvait plus me duper et tant de parties se terminaient ainsi que j'hésitais à faire entrer cette nouvelle tradition dans notre code implicite. Une fois son corps inconscient soigneusement accolé au muret le plus proche je titubais maladroitement vers le groupe pour m’asseoir avec fracas à la place du lézard.

'' -Il faudrait pro…pro…bablement que tu cesses deeee… de le frapper Loka ! Me lança sans grande conviction Armin, qui trônait fièrement sur le muret où le magicien était entreposé.

-La ferme. Je battais les cartes magiquement entre mes mains grandes ouvertes tout en me tournant vers le reste du groupe. On relance ? ''

Je reçu pour toute réponse quelques hochements de têtes laborieux et un ''Ouuaih'' presque roté par mon voisin de gauche qui luttait de tout son saoul pour ne pas s’effondrer en arrière. Je voyais le soleil s'éclipser de ce ciel paisible, nous ne restions habituellement pas aussi longtemps ici et pourtant ce soir personne ne semblait vouloir rentrer au baraquement, l'air doux les encourageais probablement, tout comme les stocks encore étonnement fournis d'alcools à notre disposition. Tandis que je distribuais nonchalamment, et toujours magiquement, les cartes j'attrapais justement une bouteille que je n'eus qu'à peine le temps d'entamer.


Une flèche perça d'un sifflement douloureux le ciel crépusculaire pour raser d'un petit mètre la tête d'Armin derrière moi. Mes yeux s’écarquillèrent tandis que tous mes sens magiques s'éveillaient en un instant.

Stress

''- Déjà vu''

Je n'avais pas réfléchis avant de parler, les autres mettaient plus de temps que moi à réagir mais commençaient à comprendre ce qui venait de se passer. Armin en particulier, dont les yeux injectés de sang semblaient avoir contemplé les portes des grandes plaines de lumières, réagit vite en bondissant à coté de moi, non sans mal, pour me demander si je savais d'où et de qui venait la flèche. En sondant les environs je fus aussi rassurée qu'inquiète ; ce n'étaient pas des Isparins, ils étaient peu nombreux et c'étaient des Hommes-Lézards. Foutu reptiles. Pourquoi diable avaient-ils rejoint les glaces ? Je savais bien pourquoi mais je ne comprenais pas cette fidélité qu'ils avaient pour les êtres des glaces ils n'avaient aucun intérêt particulier à venir nous attaquer mais participaient allègrement à la destruction d'Enkidiev.

''- Six Hommes-Lézards dans les bois en face ! Allez debout on liquide ça !''

Personne ne discuta et pour cause j'avais quasi-immédiatement sauter du mur pour pourchasser l'escouade qui je sentais déjà fuir. De simples maraudeurs qui avaient du voir nos ombres, ils pensaient faire un joli coup et ils allaient le payer. Je me réceptionnai avec grâce sur le sol déclenchant un petit sourire de ma part et les hourras de la garde qui contrairement à moi n'avait pas dessoûlé avec le stress.

Il ne me fallu que quelques minutes pour rattraper le petit groupe de sauriens que j'entendais discuter avec inquiétude. Ils m'avaient probablement vu sauter et entendaient très certainement à l'heure actuelle la petite troupe arrivé, étonnement vite, sur mes talons. Je me rendais compte que j'étais à peine protégée, ne portant qu'une veste tannée et quelques plaques de cuirs sur mon pantalon. Je n'avais donc pas d'autre choix que d'attendre, ma lame serrée entre mes deux poings, que les gardes ne me rejoignent. En les voyant arrivé accompagné d'un Krito sonné et mal équilibré je compris leur vitesse et me lança sans une parole sur les lézards. La garde me suivit chacun d'entre eux s’époumonant à produire le cri de guerre le plus menaçant possible mais le résultat était en demi teinte. Malgré tout cela fit son office et les reptiles furent surpris de voir la petite troupe leur foncer dessus. Quatre eurent le temps de sortir leurs armes tandis que j'éventrais dans un hurlement Ivan. Le combat fut bref, j'avais laissé ma lame dans le corps de l'archer pour lancer deux couteaux en direction des yeux du lézard le plus proche, encore surpris par le meurtre brutal de son interlocuteur. Un de mes couteaux se planta dans l'arbre l'autre ricocha sur le bouclier que le lézard avait eu le réflexe de lever. Au même moment Krito abattait le fer de son bâton sur son flanc découvert et il se retrouva face contre l'arbre ou s'était planté mon couteau.

Pendant ce temps la garde finissait les trois autres. Ils n'avaient aucun chance à trois contre dix et pourtant je tenais pour miraculeux que nous n'ayons rien à déploré de plus qu'une épaule lacérée que je m'empressais de soigné tandis-ce que Krito confrontait le survivant en lézard. Si je comprenais parfaitement leur dialogue je préférais en taire la traduction et la mine que faisait Hector, locuteur lézard, me conforta dans cette idée. Après un court, et houleux échange, Krito brula vif le lézard en crachant sur son corps calciné.

Il devait être vingt heure quand nous nous couchâmes enfin, moi qui ne dormait habituellement pas j'avais bien besoin de repos. Nous avions fêter ce qu'un Ivan totalement ivre qualifiait de ''Haut-Fait d'Arme de la garde'' en terminant les bouteilles que nous avions laissés derrière nous et je m'étais assurée qu'au moins la moitié de la garde reste derrière nous pour la surveillance nocturne. Quelle erreur…

Longue nuit

Les premiers coups sur ma porte vinrent une petite demi-heure après que je me sois lover, définitivement ivre, dans mes draps profitant des tout derniers rayons de ce soleil qui mettait pour moi si longtemps à mourir. Un des gardes paniqué, et toujours aussi éméché que moi me secoua en m'assurant qu'il venait de voir un nouveau groupe de lézards. Je l'avais accompagnée choquée et inquiète d'une telle recrudescence d'incursions ennemies sur notre territoire. Je m'étais ensuite contenté de sonder pendant plusieurs minutes les environs sans résultats pour enfin gueuler avec dépit sur le garde qui m'avait faite levé pour rien.

Puis vinrent Armin et Alexander un quart d'heure plus tard. Ils ne pouvaient dormir et me demandait s'ils pouvaient rejoindre ou remplacer leurs camarades. Je m'étais contenté de leur claquer la porte au nez en jurant.

On revint frapper une petite poignée de minutes plus tard pour me dire que Krito dormait maintenant sur le mur et que ça inquiétait les gars. Cette fois-ci le malheureux Ivan reçu mon poing en travers des cotes avec l'assurance que le prochain à venir me réveiller pour des broutilles subirait bien pire.

Puis une petite heure plus tard alors que j'avais enfin trouvé le chemin du sommeil des petits coups plus fluets se firent entendre. Je me redressais d'un seul mouvement sur mon lit. Pour seulement entendre des coups plus insistants. Si ils persistaient ils allaient devoir en payer le prix. Je me levais donc le corps entouré de mes draps qui me suivaient hors de mon lit en levant et poing et la voix.

''- Je vous ais prévenu les gars ! Je vous l'ai dit...''

J'atteignais ma porte que j'ouvrais avec fracas avant de gueuler hors de moi

''- Le prochain il va s'en prendre une je l'avais dit MERDE !''

Et en lançant mon poing j'eus un flash et m'arrêta net. Tari ? Je voyais bien Tari ? J'étais bien sure que j'étais face à Tari ? Pourquoi ? Je restais figée ainsi un court instant buvant sans m'en rendre compte les yeux si envoûtants de celle qui ne pouvait bien être que Tari… Avant de reprendre mon mouvement originel et de violemment frapper l'Impératrice au visage la faisant chuter en face de moi.

''- Vraiment ? Tu es vraiment là Tari ? Après tout ce temps sans avoir jamais rien dit ? Sans jamais nous êtres venus en aide et en nous laissant crever ? Mais qu'es-ce que tu fous ici merde ? T'as rien trouvé de mieux vraiment ?''

L'alcool parlait presque autant que moi-même. Je n'avais put me contenir, j'haïssais sincèrement Tari pour ce quelle m'avait fait, pour ce que quelle nous avais tous fait. Je la haïssais autant que je l'aimais pour ce quelle était mais cette nuit, après tout ça et à cause de mon état il n'y avait que ma rage à son égard qui parvenait à s'exprimer.

''- Ton titre t'es vraiment monté à la tête si tu penses pouvoir disparaître d'ici pour simplement revenir visiter ton fief comme une voleuse.''

Et je la toisais, je la toisais comme jamais ne l'avais fait l'enfant admirative et amoureuse que j'avais été lorsqu'elle nous menait. Et à travers mes yeux mes quinze années de capitanat la toisais avec tout le mépris que son absence m'avait fait ressentir n'attendant qu'une sailli de sa part pour me jeter à sa gorge. J'avais parfois imploré son retour pendant ces longues années et souvent imaginé ce qu'il serait. Jamais je ne crois avoir pensé que je n'aurais que ça à lui dire… Et pourtant rien d'autre ne me venait j'attendais vraiment mes réponses et je les attendrais autant que mon esprit enivré le pourrait.

C'est en regardant cette femme que j'aimais tant après l'avoir cogné pour tout accueil que je me rendais compte que cette journée n'avait finalement été qu'une successions d'atrocités.

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Tari
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MessageSujet: Re: Un face à face douloureux... (PV Loka) [Terminé]   Jeu 06 Oct 2016, 13:10

Tari était complètement stresse. Durant toute sa vie s'était bien la première fois qu'elle était dans un état de panique comme celle-ci. Elle ne savait pas a quoi s'attendre de la part de Loka se qui ne faisait monter la pression chaque seconde qui s'écoulait. L'ancienne chef des chevaliers failli même faire demi tour, mais elle n'avait jamais fui et elle ne voulait pas commencer aujourd'hui. L'impératrice se concentrait sur sa respiration pour calme ses sentiments et essai de vide son esprit. Cela avait toujours fonctionne, mais pas aujourd'hui. Tari était complètement angoissé, elle vivait depuis presque cent années et s'était la première fois qu'elle se sentait paralysée, mal dans sa peau.

Pourtant malgré son mal être, elle attendait que la porte s'ouvre, car elle avait décidée d'affronter la jeune femme en première. Elle aurait pu d'abord passer voir Krito, mais elle voulait d'abord la revoir en espérant que son nouveau rôle dans l'ordre de l'avait pas détruit. Elle était si fragile quand elle l'avait rencontrée, alors qu'elle n'était pas bien dans sa peau. Et avec sa disparation, elle lui avait donnée certain de ses fardeaux. De lourd fardeaux qu'on ne pouvait s'en débarrasse quand on donnait le titre de chef à quelqu'un d'autre.

L'impératrice pourtant ne regrettait pas d'avoir quitter l'ordre, car elle était entrain de d’auto-détruire. Il lui avait fallut de longues années pour se retrouver et c'est juste le temps que les dieux lui avaient laisser avant de venir à elle. Elle s'était débarrasser d'un fardeau pour qu'on lui en donne un autre, mais Tari faisait tout pour garder la tête haute. Elle savait très bien que les dieux observaient le moindre de ses gestes et qu'ils la croyaient capables.  Pourtant elle avait encore du mal à faire taire le continent dans sa tête quand une catastrophe approchait ou qu'un grand nombre de personne allaient dans les plaines de lumière.

Puis elle entendit la voix de Loka, grondant contre les gardes ? Tari ne savait pas trop après qui elle en avait, mais elle pouvait entendre dans sa voix de la colère, mais aussi autre chose. Elle n'arrivait pas à déterminer, ce qui modifiait la voix de la jeune femme. Mais, elle allait bientôt le savoir quand la porte s'ouvrirait. Il ne fallut que quelques secondes pour que la porte s'ouvre alors qu'elle disait qu'elle allait frapper la personne qui la dérangeait. L'impératrice n'avait absolument pas imaginé ce genre de retrouvaille. Elle avait imaginée des paroles dures envers elle et sa disparation.

Le point de la nouvelle chef de l'ordre d’Émeraude et Tari l'encaissa. La puissance du coup la fit reculer, la faisant poser un genou au sol. Pourtant elle resta muette.  Mais elle avait aussi remarquer alors que le point de Loka s'approchait d'elle à une vitesse impressionnante, son regard. Il lui avait fallu quelques instants pour comprendre qui frappait à sa porte. L'impératrice resta un moment genou plié devant Loka afin devoir ses prochaines réactions, malgré la douleur au niveau de sa joue gauche. Après la douleur physique, Tari encaissa les reproches qu'elle méritait de la part de Loka. Toujours silencieuse, elle se redressa et repoussa la jeune femme dans sa chambre. Elle fit un sort afin que personne ne puisse les entendre.

Tari laissa le temps à la nouvelle chef des chevaliers de lui faire les reproches. L'impératrice les encaissa un par un. Ne disant toujours rien, observant la belle femme qui était face à elle enrouler dans ses draps. Puis, elle comprit enfin qu'elle était très fortement alcoolisé. Il y a quelques années elle lui aurait fait une remarquer, mais aujourd'hui elle n'était plus personne dans ce château. Tari retira sa capuche dévoilant complètement son visage. Elle savait qu'elle n'avait pas changer grâce aux dieux qui l'avaient pris sous son aile. Quand la jeune femme attendit des réponses de sa part, l'impératrice prit une grande inspiration puis lui dit en posant son regard bleu océan dans le sien.

-Je suis désolée de t'avoir laisse les chevaliers, désolée de ne pas être rester à tes côtés alors que les chevaliers se faisaient tues sans pitié… Je comprend ta colère, ta haine envers moi aujourd'hui Loka. Mais même s'il fallait que je recommence, je ferai la même chose. Je partirai.

L'impératrice resta non loin de la porte, ne bougeant pas d'un cil alors qu'elle sentait que sa joue gonflait doucement, lui lançant des vagues de douleur. Elle reprit une inspiration pour se donner un peu de courage pour continuer. Il lui fallut quelques instants avant qu'elle reprend la parole.

-J'avais mes raisons de partir du château, de tourner la page sur l'ordre et je ne te demande pas de me comprendre, moi ou mes choix. Mais aujourd'hui le continent a mes besoins de tous ses défenseurs… Que cela soit avec une épée, une fourche ou une couronne...

Tari se tut cherchant ses mots pour la jeune femme. Elle ferma les yeux et continua de respirer calment en faisant une petite prière silencieusement aux dieux. Elle fit un pas vers Loka et du bout des doigts lui caressa la joue avant de murmurer doucement :

-Je suis tellement fière de ce que tu es devenue, tu es tellement forte aujourd'hui…

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Loka Iris
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MessageSujet: Re: Un face à face douloureux... (PV Loka) [Terminé]   Lun 31 Oct 2016, 00:13

Je n'avais pas arrêté de toiser mon ancienne cheffe. Je ne pouvais me détacher de cette expression figée, et mes yeux perçaient à travers Tari de toute leur neutralité. Le vin de la garde avait tapé fort, j'étais encore un peu aviné et pourtant rien ne transparaissait sur mon visage et seule ma voix un peu déraillé le trahissait. Je n'étais pourtant probablement pas partit pour la reposer au contraire…

Tari s'était relevée maintenant, pas déstabilisée par mon coup ; peut-être plus à mes mots au vu de son visage. Elle ne s'était pourtant pas fait prié pour me repousser en arrière et lancer avec son flegme habituel un sort pour garder nos paroles à ma seule chambre. Pour ensuite me présenter sans ciller ses plus plates excuse. Ses plus plates excuses…. Vraiment ? J'étais dépité, attristé et incompréhensiblement clairvoyante sur notre situation. La notre, celle de l'ordre, du continent. Nous en étions vraiment là ? Arrivé à nous excuser platement pour avoir brisé la sensibilité d'une gosse, et à être capable de le reprocher. Tout cela ne faisait aucun sens et j'en voulais presque de m'en rendre compte. Mais Tari aussi semblait s'en rendre compte, car en fin de compte ses excuses n'en furent pas moins ponctué par l'assurance qu'elle assumait pleinement son choix. Elle me l'expliquait même.

Délire

Et pour finir à nouveau ce toucher si délicat.

Tari avait posé sa main sur mon visage comme elle avait si souvent posé la main sur le visage de cette enfant un peu perdue. C'était nostalgique, j'en aurais eu la larme à l’œil dans un moment de faiblesse. Et ces mots… Ces jolis mots qu'elle me balançait à la figure. Tout cela donnait à moudre à mon cœur, tant mieux il n'en avait pas assez l'occasion. Mais tout cela avait surtout brisé l'indifférence dans laquelle je me drapais jusqu’alors : j'arborais maintenant une sorte de sourire désolé et je me détachais de l'emprise envoûtante de Tari pour me retourner et balancer les encombrants draps qui me servaient de vêtements. Il n'y avait pas de place pour la pudeur ici nous étions entre sœurs après tout. Je me contentais ensuite, toujours sans piper mot ni perdre une certaine nonchalance alcoolisé d'enfiler ma veste sans plus de cérémonie et de poser mon corps sur le rebord de ma fenêtre ouverte pour allumer une cigarette avant d'enfin relevé mes yeux à demi ouverts si plein de cette mélancolie cynique qui me faisait arborer ce sourire en coin quasiment fou et de commencer à laisser allez mon esprit :

-Désolé pour le coup Tari… J'ai… J'ai probablement manqué de tact. Désolé pour les mots surtout… Je suis à bout Tari, j'en peux plus de la vie que tu m'as laissé. Je laissais s'échapper un énorme nuage d'une fumée opaque en terminant ma phrase, Krito a changé de variété de tabac dernièrement ; il cherche à en trouver une qui pousserait sur les glaces… On en est là Tari, aucun de nous ne sais quoi faire dans ce foutu château, ceux qui arrive à voir germer en eux l'amorce d'une idée se font tuer par ces putains d'Isparins et les autres se plongent dans l'alcool ou la dépression. On meure tous comme des chiens Tari, je sais bien, je relevais la tête pour la fixée droit dans les yeux, que tu avais toute tes raisons de partir, mais on ne peut rien faire. Je ne sais pas bien si toi tu vas pouvoir y changer quelque chose d'ailleurs…

Je m'arrêtais encore de parler quelques instants pour pouvoir me lever et commencer ce qui serait la plus longue marche de chambre que je n'aurais jamais effectué.

Krito deviens fou tu sais ? Il use de tout les moyens en sa possession pour faire reculer les glaces, et c'est un sorcier je te rappelle. On aurait mieux fait de ne pas l'oublier quand on à accepter le vieux ici. Krito pue la magie noire certains ici parmi ceux qui se savent encore ce qu'est un sorcier commencent même à l'éviter. On en est arrivé au point que même ce foutu bouquin me dise être inquiet, tu te rend compte ? Et le bouquin lui commence à ressembler au vieux. Et là c'est moi qui en devient folle. Et je suis pas la seule Tari, je suis pas la seule qui commence à craquer. Certains de nos plus anciens camarades se battent depuis plus de trente ans tu te rend compte ? Je sais bien que tu avais tes raisons Tari. Mais tu n'avais pas le droit de laisser ces gens là faire le boulot à ta place. Et puis ton rôle tu y as pensé une seule seconde ? Tu représente la plus grande autorité du continent, tu es censé être celle qui nous lie tous dans un front uni contre l'ennemi et tu n'es pas là ! JE ME FAIS CRACHER DESSUS PAR DES NOBLES.

J'avais éructé sans même le vouloir, le vin avait parlé avant moi sur ce coup là. Et pourtant même si je me sentais d'ailleurs de moins en moins maître de moi même et de mes mots je ne comptais pas m'arrêter, je ne regardais même plus Tari mais je ne lui laissais rien répliquer parlant à un rythme fou qui lui même n'étais que le piètre reflet du torrent qui me traversait l'esprit. Je n'avais jamais eu personne d'autre que Tari à qui dire ces choses et j'avais donc tout garder en moi pendant quinze longues années. Il fallait bien que ça sorte.

Personne n'a plus foi en rien Tari, même moi je n'y crois plus. Et j'ai essayé pourtant je te l'assure, rien ne peut arrêter les Isparins et puis… Même si on finissait par s'en débarrassé on à un Dieu déchu qui vit tranquillement dans notre continent paisible et libre de fomenter tant qu'il lui plaît notre fin. Et pour le moment il n'a même pas besoin de bouger le petit doigt les glaces font le travail pour lui ! J'en peux plus Tari comprend moi, je peux plus faire le travail je… J'allais le dire hein… Je veux pas mourir comme ça Tari, personne ne le veut bordel. Et je devrais continuer à porter les cadavres des autres pendant que tu prend ta retraite ? Tari… Comment je peux accepter ça ? Et même si tu reviens maintenant que vas tu faire ? Venir mourir avec nous sur le champ de bataille ? Gouverner des ruines ? Tari nous sommes tous perdus et nous vivons les derniers temps de notre monde. Je veux pas mourir Tari et pourtant je dois forcer mes frères et mes sœurs à allez le faire pour le bien de tous.

J'enlevais ma veste pour que Tari puisse avoir une vue parfaite sur mon corps nu, mon corps couvert de cicatrices, balafres et autres marques de guerres.

On ressemble tous à ça maintenant. Krito n'a plus son œil droit d'ailleurs, tu verras c'est assez laid. Et toi ? Tu es presque aussi belle que quand tu es partit… Tu penses vraiment que l'on peut tous l'accepter sans broncher ? Je le ferais, mais je ne peux pas te prédire la réaction de tous.

Et enfin ma cigarette se terminait en même temps que mes mots. Je restait là à nouveau assise à sourire tristement en fixant maintenant Tari un poids en moins sur les épaules. Je ne savais même pas si Tari comptait vraiment rester nous aider et j'avais fait tout comme. Autant garder quelques bribes d'espoir.

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Tari
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MessageSujet: Re: Un face à face douloureux... (PV Loka) [Terminé]   Lun 31 Oct 2016, 12:38

Espoir

Tari était une sorte de statue figée dans le temps. Elle sentait tellement d'émotion dans le cœur de Loka, qu'elle n'arrivait pas en saisir la totalité. Pourtant elle comprenait ses émotions, elle les avait vécu il y a bien des années. La cheffe des chevaliers d’Émeraude s'éloigna d'elle et elle ne la retient pas. Les secondes suivantes furent gênantes pour Tari. Elle n'avait pas vu un corps nu depuis près de  quinze ans, mais surtout elle se souvenait d'avoir caresser ce corps, d'avoir déposer de nombreux baisers et de l'avoir aimer. Non, elle ressentait encore des doux sentiments envers la jeune femme mais, elle les fit taire.

L'impératrice écouta les paroles de la femme devant elle alors, qu'elle détournait les yeux. Loka n'avait pas besoin de faire des excuses pourtant cela la fit légèrement sourire. Elle s'installa sur le bout du lit, fixant le mur alors qu'elle écoutait chaque mot qui sortait de la bouche de la jeune femme. Elle comprenait sa détresse, sa colère, sa fatigue, son impuissance.

Elle comprenait ? Non ? Elle l'avait vécu. Lors de la première attaque des Isparins quand elle avait du prendre la tête de l'ordre d’Émeraude pour sauver le château en sang. Lorsqu'elle avait mené l'attaque contre le dieu à Zénor. Le moment ou elle avait menée une attaque pour récupérer les personnes kidnappés. Quand elle avait perdue ses repères, ses motivations, son cœur… Qu'elle avait vu ses amis, ses proches, ses frères et sœurs d'armes tombent sur le champ de bataille. Ses larmes coulèrent sur ses joues mais, elle ne fit aucun bruit. Tari détourna le regard pour que Loka ne voit pas ses larmes. Elle fixa un point sur le mur, ne voulant pas montrer sa propre détresse à la cheffe des chevaliers.

Tari avait eu de nombreuses blessures sur le champ de bataille mais, elle les avait toujours fait disparaître. Son pouvoir de guérison était puissant avant mais, cela avait bien changer. Depuis comme Krito, elle avait toucher à la magie noir. Perdant presque la totalité de ce don pour en découvrir d'autres. Pourtant aujourd'hui comme hier, ses blessures étaient plus psychologique que physique. Son esprit et son cœur souffrait des pertes et des choix qu'elle avait fait. Sans compte sur les dieux qui lui avaient donner, ce lien avec le continent. Cette souffrance constante avec la glace qui gèle ses terres, qui tue son peuple. Son esprit avait failli se briser à chaque attaque, a chaque mort. Elle n'était pas présente pourtant, elle sentait les défenseurs du continent s'épuiser, pleurer, saigner et disparaître.

Le continent n'était pas encore en ruine, seul l'espoir ressemblait à un vieux château prêt à s’effondrer à tout instant. Le cœur des hommes et des femmes pouvaient avoir à tout moment ce sursaut de vie, de combativité face aux difficultés qui plaisait temps à Azélanne. Tari était vieille pour une simple humaine, elle avait désirée à plusieurs reprises rejoindre les plaines de lumière mais, jamais on lui avait accorder. Les dieux avaient fini par lui enlever ce privilégier des humains, la reliant au continent. Elle essuya les dernières larmes qui glissaient sur ses joue, sachant très bien que ses yeux devaient être un peu rouge. Elle se releva du lit et s'approcha lentement de la cheffe des chevaliers.

-Il n'est jamais trop tard pour se fixer un nouveau but, jamais trop tard pour rêve d'un nouveau rêve. Je suis la nouvelle voix du continent, le nouvel espoir des guerriers, le courage, la peur, je suis le rassemble de tous les cœurs d'Enkidiev… Et tout le monde aujourd'hui peut commencer à crée une nouvelle fin pour demain. Ce qui t'attend est bien plus merveilleux que ce qui est derrière toi, il ne faut juste pas abandonner…


Tari avait volée tous les livres de magie noir et elle avait pu trouver des sortilèges pour lutter contre la glace et le froid ou du moins pour ralentir ce phénomène. Elle avait fait un mélange de plusieurs mais, elle voulait d'abord en parler à Krito. Lui demander son avis, voir s'il pouvait modifier quelques choses pour le rendre plus puissant. Outre ce sortilèges de magie noir, Tari était là pour clairement reprendre en reine, le continent en main pour le sauver ainsi que tout ses habitants. Leurs émotions ne cessaient d'envahir son esprit et elle voulait entendre autre chose que la détresse, la souffrance ainsi que la mort.

-Si vous êtes tous perdus, je vais vous guider à travers l'obscurité jusqu'à la lumière. Vous aidez dans chaque difficultés et mettre de l'ordre dans tout cela.

Tari caressa les cicatrices de Loka du bout des doigts, effleurant de nombreuses parties de son corps. Alors qu'elle fuyait le regard de la jeune femme. Elle retira sa main, la laissant en suspense  dans les airs. Après quelques instants, elle recula et lui tourna le dos.

-Les dieux empêchent les années qui s'écoule de me toucher, tant que je leur serai utilise je ne pourrais pas vieillir...

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Loka Iris
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MessageSujet: Re: Un face à face douloureux... (PV Loka) [Terminé]   Lun 31 Oct 2016, 13:46

Comment cette femme arrivait-elle donc à mettre si facilement du baume à mon cœur ? Aux cœurs de tous même. Jamais aucun d'entre nous n'avait pu résister à ces mots et aujourd'hui ne ferait pas exception, alors que j'allumais une nouvelle cigarette je sentis les premières larmes perler sur mes joues. Pourtant je n'étais pas bien triste, pas plus joyeuse d'ailleurs. Mes nerfs me lâchaient simplement les uns après les autres, abandonnant la cause perdue qu'était ma fierté. Tari voulait reprendre son rôle, revenir et nous guidé comme elle l'avait fait auparavant. Que pouvais-je bien répondre à ça ? J'avais attendu ce moment si longtemps, je l'avais rêvé tant de fois en quinze ans, j'avais prié tout les dieux dont je me souvenais encore du nom pour que ce moment nous arrive enfin, pour le voir de mon vivant… Et là sans crier gare elle était face à moi aussi assurée qu'elle l'avait toujours été, providentielle comme toujours. Et à nouveau ce toucher, elle avait le don de me briser à chaque fois qu'elle me touchais. Cette fois elle était comme envoûter par les marques que la guerre m'avait laissé, ces cicatrices si nombreuses et quasiment toutes associées à la perte d'un camarade.

Je laissais donc mes yeux humides pleurer et enfilais de nouveau ma veste, accompagné d'un vielle jupe rouge qui traînais sur mon coffre. Je ne ressemblais à rien mais après tout je n'en avais cure, je ne voulais juste pas continuer à ainsi me promener cul nu lorsque de grands événements avaient lieu.

Et alors que Tari s'était détourné de moi pour fixer la porte je repris la parole, plus fébrile encore que la fois précédente, un sourire peut-être moins fou au visage. Un sourire qui laissait peut-être plus à penser que je croyais à ces mots, ces mots d'espoir que Tari semblait vouloir nous graver à tous dans l'esprit.

''-C'est beau tout ça Tari, tu reviens enfin à nos cotés et comme quand j'étais encore gamine tu te prépares à tous nous diriger vers la survie, la lumière, la joie… Je lâchais un rire mesquin, presque moqueur et tirais un grand coup sur ma cigarette avant de reprendre. Je ne crois pas que tu vas y arriver cette fois ma sœur. Autant te le dire honnêtement je m'attend déjà à te voir dans mon état avant la fin de l'année. Mais pourquoi pas, sauve-nous comme tu l'as toujours fait, comme il semble que le ciel vient de te l'ordonner. Mon sourire se creusa pour devenir plus assuré. Tu es peut-être devenu la synthèse de tous les cœurs du continent mais cette fois-ci tu ne toucheras pas au mien Tari. Il ne veut plus être dérangé à présent, j'ai mieux à faire. Mon devoir par exemple.

Je m'avançais vers elle pour caresser doucement ses cheveux et souffler à son oreille avec ce petit sourire carnassier que j'avais pu arborer des années auparavant :

''-Ma chambre restera bien sur pour autant ouverte…''

Et je me dirigeais vers la porte, les plis de cette jupe mal fagoté se tordaient sans faire le moindre sens tandis-ce que j'ouvrais la porte et dissipais d'un geste élégant le sort de Tari. Être la fille d'un sorcier ouvrait certaines portes quand à la magie, le simple fait d'en côtoyer un les ouvrais en réalité ; il n'était pas commun que les sorciers vous les ouvrent sciemment mais il suffisait d'être bon observateur. Être celle d'un illusionniste par contre… Ouvrait toutes les portes imaginables et pouvait même vous gratifier de la clé. J'étais donc particulièrement douée lorsqu'il s'agissait de dés-intriquer les sorts de mes frères et sœurs. Celui de Tari était foncièrement différent pourtant : bien plus complexe il aurait été un défi insurmontable si elle n'avait qu'un peu résisté à mon tour de passe passe.

FEU

Une fois la porte entrouverte je pris une large inspiration et compta les pas. J'armais donc mon bras et à l'instant même où le pauvre Alexander atteignait la hauteur de ma chambre il se fit sécher sur place par un coup rageur et parfaitement précis qui défonça probablement allègrement sa cage thoracique. Je le vis laisser échapper un râle surpris et je me laissais moi même éructer :

''-JE VOUS AVAIS PRÉVENU !''

Alexander ne méritait aucunement ce déchaînement incongru de violence mais j'avais besoin de laisser mes nerfs exploser. J'avais trop pris sur moi, trop longtemps et Tari avait réduit tout mes efforts en miettes en quelques instants. La fièvre enragée que je sentais parcourir chacun des nerfs surexcités de mon corps avait besoin d'un exutoire et ce fut malheureusement sur ce pauvre vieux Alexander que cela avait par tomber. J'eus tout de même le bon sens de le soigner et la douce magie guérisseuse qui coula de mes doigts rougis par l'armure du garde remis aisément en place l'os déplacé d'Alexander.

''-Je me fiche de ce pourquoi tu es ici Alex' c'est bien clair ? Et je me fiche que tu ais encore mal tu vas bien c'est BIEN CLAIR ? Toute l'excitation, la peur, la joie, la rage qu'avait fait ressortir Tari dans mon esprit s'intriquaient dans ces deux mots qui furent prononcés comme une menace de mort à l'intention de l'humanité toute entière. Je ne contrôlais plus rien de ce que je disais. Maintenant va réveiller le vieux lézard et dit lui qu'il va avoir de la visite sous peu, qu'il soit présentable et sobre C'EST BIEN CLAIR ?''

Et je laissais le vieux garde repartir ahuri et pourtant toujours aussi compréhensif. Il faudrait un jour que je pense à offrir une belle retraite à ces gars là, je leur en avais fait baver bien plus que nécessaire à certains avais dû vivre un enfer ces quinze dernière années à force de devoir veiller au bon fonctionnement de mon esprit frappé.

Je me retournais vers Tari, vers celle qui à nouveau se présentait à moi comme ma supérieure, comme celle qui allait me mener au bout et qui me sauverait ; nous sauverait tous encore une fois du danger, de l’extinction. Je la regardais avec des yeux emplis de tant de sentiments, certains si contraire, qu'à nouveau les larmes perlaient.

''-Tu vois ce que tu me fais Tari ? J'en peux vraiment plus de cette vie… Alors si tu dit vrai, si tu es vraiment revenue pour tous nous sauvé, pour prendre tes responsabilités en tant qu'Impératrice, en tant que dirigeante et guide… Les mots ne voulaient pas venir, ils faisaient bien trop mal à ma fierté, ils étaient trop dur pour moi. Alors laisse moi, laisse moi me reposer. Je ne parle pas de retraite de fuite ou d'exil. Je veux juste un mois, une semaine peut-être je ne sais pas. Je veux juste pouvoir disparaître un peu et revenir pour voir ce monde s'enjolivé un peu. J'en ais assez de le voir tomber en ruine.''

J'étais lasse quand je prononçais ces paroles si désespérées et pourtant je laissais là parler mes désirs les plus profond. Oui je voulais partir, pour ne jamais revenir mais ça je ne le pouvais pas. Alors je ne voulais que du temps, pour la première fois de ma vie je voulais pouvoir me demander où je pourrais bien allez, ce que je pourrais bien faire aujourd'hui, pour la première fois de ma vie je ne voulais pas sentir ce poids si envahissant sur mes épaules ; écuyère, chevalière, maître, capitaine, commandante, cheffe… Je voulais sortir de cette logique froide au moins quelques instants.

Je regardais Tari avec ces yeux si las et pourtant si expressifs, si nécessiteux d'un peu de compréhension. Pour la première fois de ma vie je désirais profondément que l'on me prenne en pitié et que l'on accepte à quel point je suis faible.  

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MessageSujet: Re: Un face à face douloureux... (PV Loka) [Terminé]   Mer 02 Nov 2016, 11:21

Tari se retourna légèrement observant silencieusement Loka qui avait  reprit son tabac. Elle failli sourire en se souvenant du vieux lézard mort au combat qui avait amené cela au château. Pourtant elle ne fit rien, gardant sa neutralité absolu alors que les souvenirs avec son ami lui revient en tête.  L'impératrice écouta les paroles de la cheffe des chevaliers, elle arrivait presque à sentir à travers ses mots sa colère mais aussi son envie de continuer à se battre. Son rire la fit complètement tourner  vers elle, détaillant chaque trait de son visage pour lire et comprendre ses émotions. Face aux doutes de Loka, elle ne dit rien.

L'impératrice eu un sourire qui se fana très vite. Elle comprenait chaque mot que Loka disait mieux que personne. Pourtant elle connaissait déjà ses sentiments en temps que cheffe de l'ordre. Tari les connaissait très bien, elle les avait vécu, elle en avait souffert mais surtout, elle avait survécu. On pourrait l'accuser d'avoir fui après de nombreuses années mais, cela ne changerait rien. Elle connaissait les raisons de son départ et personne ne pourrait la faire doute de son choix. L'impératrice plongea son regard dans celui de Loka quand elle s'approcha d'elle. Caressant ses cheveux du bout des doigts avant de lui murmurer quelques mots.

Sa proposition fit naître un doux sourire pourtant, Tari n'avait pas l'intention de la rejoindre dans sa chambre, car elle ne pouvait pas relâcher son contrôle sur le don des dieux. La moindre perte de contrôle pouvait rendre son esprit fragile et la briser. Elle n'était pas prête pour le moment. L'impératrice laissa la jeune femme défaire son sort pour que personne ne les entend, se demandant si elle n'avait pas eu quelques cours de la part de Krito.

Tari suivit la femme avec qui elle venait d'avoir une conversation. Tout son corps criait colère et combat. Cela ne l'étonna pas quand elle frappa le garde mais, elle ne bougea pas restant à deux pas en arrière d'elle. Toujours attentif à ce qui se passait, l'impératrice se demanda si l'ensemble du château avait sombrer dans l'alcool ou seulement ceux qui crouler sous les responsabilités. Elle dit taire ses pensées quand la cheffe des chevaliers se tourna vers elle. Elle sentit Loka à bout et ses premières paroles lui confirma. Elle combla la distance qu'il y avait entre elles et caressa doucement le visage de Loka. L'impératrice déposa un baiser sur le front de la jeune femme puis lui dit en plongeant son regard bleu azur dans le sien.

- Je prend toutes mes responsabilités Loka d’Émeraude, chaque dirigeant aura des comptes à me rendre, chaque noble devra avoir le respect envers chaque être vivant…

Sans la quitter du regard, elle glissa ses mains dans celle de Loka. Lentement, elle la guida jusqu'à sa chambre. Elle l'installa sur le bord de son lit puis, Tari s'accroupit devant elle. L'impératrice lui fit un sourire et embrassa ses mains.

- Je ne vais plus disparaître, retraite, repos, fuite, exil, c'est fini…. Aujourd'hui je suis là et prête à me mettre corps et âme dans cette nouvelle bataille. Je connais ta fatigue Loka, je la comprend mieux que personne. Alors repose toi, va découvrir le monde et revient mener les chevaliers à la victoire. Je vais diriger à tes côtés et remettre ce continent en marche. Mais, pour le moment cessons de parler de cela… Tu as besoin de te retrouver, de te reposer, de respirer une vie sans obligations…

L'impératrice cessa de parler. Elle déposa un chaste baiser sur les lèvres de Loka. Pour  être sur, que la cheffe de l'ordre de se relever pas ou cours dans tout le château elle lui envoya une profonde vague d’apaisement pour qu'elle s'endort. Tari l'allongea sur son lit, retirant ses vêtements puis la couvrir des draps encore au sol. Elle remit une mèche rebelle derrière son oreille puis s’éclissa de sa chambre dans le plus grand silence. Alors qu'elle ferma la porte, elle envoya un message à tous les protecteurs du château avant de leur dire, de laisse Loka et de venir à elle.

N'ayant plus besoin de se cacher, elle avait laisse sa cape dans la chambre de Loka comme une promesse de revenir vers elle. Elle avança dans les couloirs du château saluant les quelques gardes qui faisaient leur tour à l’intérieur, amusé par leur surprise. Mais, elle ne s'arrêta que lorsqu'elle fut arriver dans la tour du mage d’Émeraude. Krito son ami depuis toujours afin de parler du devenir du continent. Elle frappa trois fois à la porte et entra en disant avec un sourire :

-Alors toujours pas mort ? Tu es comme moi impossible à s'en débarrasser !


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Krito
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MessageSujet: Re: Un face à face douloureux... (PV Loka) [Terminé]   Mer 02 Nov 2016, 21:25

Exception faite d'un sévère mal de tête le mage lézard n'avait que bien peu de souvenirs de sa soirée. Et, étant actuellement étalé à plat ventre sur les dernières marches menant au balcon de sa tour, il n'avait pas nombres d'indices à sa disposition. Krito pris donc une bonne dizaine de minutes à émerger et redescendis sans hâte les escaliers qui le menait à son laboratoire. Il ne fut accueilli que part les ronchonnements grinçants du Manuel posé lamentablement entre deux immense dictionnaire lézards, rédigé par le magicien. Il le libéra nonchalamment, comprenant par ce code personnel qu'il avait bu.

Krito n'en fut pas déstabilisé, il n'en était pas à son coup d'essai et il devait de toute façon se concentrer sur des choses bien plus importante qu'une potentielle gueule de bois à la fin de la nuit. Le Manuel s'affairait déjà à dessiner magiquement autour de lui les symboles rituels dont il avait besoin et le mage ne put s'empêcher d'admirer les émanations magiques quasi naturelles que déversait avec habileté l'entité. Krito, sans l'aide habituelle de sa canne, se dirigea vers sa table de travail et repris dans son étude de plantes en provenance d'Opale. Il avait personnellement mené plusieurs Opaliens derrières les lignes du blizzard pour récupérer ces spécimens survivants étonnement bien au gel des Isparins. Ces chardons qui auraient paru rachitiques et mourant n'importe où ailleurs semblaient aux yeux du magicien emplit de la vie la plus combative qu'il lui avait jamais été possible d'observé.

C'était ce type de découvertes qui poussaient encore l'homme lézard à s'acharner seul à trouver la solution miraculeuse contre l'avancée des glaces. Et cela ne voulait en aucun cas dire qu'il avançait. Il était toujours incapable de faire pousser mieux que quelques mauvaises herbes sur le sol vicié de la glace magique des Isparins. Ce soir encore toutes ses observations et manipulations n'avaient mené à rien d'autre qu'à gâcher toujours plus de ces spécimens. Krito allait bientôt devoir mener une nouvelle expédition dans les glaces pour s’approvisionner et il devrait encore probablement s'absenter pour plusieurs mois à se planquer dans des terriers creusés à la patte pour éviter les Isparins omniprésent dans les terres gelées.

Krito arrêta de s'acharner sur ses plants quelques instants plus tard pour écouter les quotidiens cours du Manuel sur les arcanes qu'il manipulait chaque jour. Car si les humains avaient finit par se rentrer dans la tête un certain respect pour les capacités de Krito, il n'était qu'un apprenti pas plus doué qu'un autre au regard du Manuel. Il dépassait très largement des possibilités que le prédécesseur du magicien d’Émeraude n'aurait put qu'effleurer. Et Krito n'avait pas encore atteint la cheville de son maître à sa disparition.

C'est dans cette calme leçon de logique, travaillé aux échecs, que le magicien d’Émeraude sentit pour la première fois depuis bien longtemps une énergie bien familière au pied de sa tour. Le Manuel sembla la ressentir au même moment, preuve évidente de relâchement en l'absence de l'ennemi, car il grommelait avec une pointe d'agacement nombre de mots en nombre de langues ; tous de la même signification quelque peu familière. Krito lui sourit doucement et fit léviter jusqu'à son siège sa pipe, déjà préparé, et le Manuel l'alluma dans un élan rageur tandis-ce que le magicien prenait sa première tour.

Blessé dans son orgueil le livre termina la partie entamée en une série de six coups, touchant le mat au moment où Tari ouvrait la porte avec son habituelle candeur d'enfant. Quand bien même elle avait probablement quelques années de plus que lui, car Krito ne s'était jamais enquit de l'âge réel de l'Impératrice, il la voyait toujours comme une sorte d'enfant turbulent, attachant bien sur mais aussi vecteur d'ennuis. Et les derniers en date qu'elle avait pu amené avaient atteint un stade encore jamais vu. Du fait de son exil volontaire, et celui plus énigmatique encore du roi Onyx, Krito s'était retrouvé seule autorité quelque peu stable du royaume ; l'historique fonction de chef de l'Ordre étant à l'époque tenu par une enfant traumatisé par l'information, se cachant de toute façon dans la tour du magicien, de nombreux nobles et dirigeants politiques s'étaient tourné pendant quelques années vers les conseils de Krito. Ce dernier se contentent le plus souvent de leur offrir le thé et ses nouvelles les plus fraîches sur l'Impératrice ils ne finirent par venir pour ceci uniquement.

Et maintenant la source de ces inopinés ennuis se trouvait tout aussi inopinément dans le laboratoire du mage. Et elle lâcha pour tout bonjour un très laconique :

-Alors toujours pas mort ? Tu es comme moi impossible à s'en débarrasser !

Ce que à quoi Krito n'avait pas grand-chose à répondre de très drôle, s'ils étaient tout deux des ancêtres incongruement vivant pour la majorité de la population lui n'était en réalité qu'un jeune homme. Tari elle était une anomalie magique.

- En effet il n'est pas facile pour un humain de se….

Le mage fut coupé par une éructation, non un cri, un hurlement non… Un râle. Un râle guttural, foncièrement mauvais et mal intentionné :

-Quinze ans… QUINZE ANS ! Après tout ce temps tu étais FORCÉE de revenir ? T'es pas foutue de me laisser peinard la GAMINE ?

Le Manuel s'était laissé allez. Il nourrissait une certaine haine constructive envers Tari. Le genre de sentiment haineux parfaitement sain pour l'entité de magie noire qu'il était et le mage Lézard se surpris à sentir plus de vie émaner du vieux bouquin.

Il se contenta pour autant d'inviter l'Impératrice à sa table pour lui servir le thé. Krito se doutait bien qu'elle ne revenait pas ici pour rien et ne se pressait pas à savoir pourquoi. Il avait le sentiment qu'il aurait maintenant tout le temps de l'entendre l'expliquer. Le Manuel aussi le sentait bien, il se réfugia dans ses runes et évita tout contact avec Tari au risque de faire sauter la tour.

L'Impératrice revenait probablement pour mener le continent vers une victoire inespéré, Krito n'avait pas d'avis sur la question il n'était qu'un faiseur il aurait beaucoup à faire peut importe les intentions de Tari.

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