Jeu de rôle des chevaliers d'émeraude
 
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 Donne-moi le temps ... PV Loka

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Tari
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MessageSujet: Donne-moi le temps ... PV Loka   Mer 30 Nov 2016, 20:18

La puissance de l'amour

Tari venait de passer une journée entière avec les conseillers d’Émeraude afin de reprendre le contrôle du royaume mais aussi offrir aux chevaliers tout l'aide et les finances dont il avait besoin. L'impératrice avait oubliée à quel point cela pouvait être épuisant, d'être enferme avec des hommes politiques qui attendaient des actions concrètes, des traités avec les autres royaumes mais surtout une réponse. Que fait t-on si les Isparins attaque encore ? Elle avait beau leur expliquer que seul le temps pouvait définir qui aller gagner, les hommes autour de la table ne l'avait pas lâcher. L'impératrice avait réussi à finir la réunion après plus heures de retard.

Dès que la porte s'était ouverte, elle s'était faufilée ne pouvant plus rester dans cette pièce. Tari avait besoin d'air pure et rapidement elle se dirigea vers la cour extérieur du château. Dans sa mémoire s'était un lieu calme et paisible et elle fut soulager d'y trouver la paix. Elle s'y installa à son centre. Assise, elle ferma les yeux et baissa légèrement ses barrières pour ressentir les émotions de ce lieu. Tari y ressentit la mort mais aussi l'amour, l'amitié, la joie. Un lieu si petit et pourtant si intense avec une grande histoire. Tari était reliée au continent et elle ressentait tout l'histoire de cette terre.

L'impératrice pourtant se noya dans ses propres souvenirs. Les yeux fermés s'était le visage de la belle Loka qui l'envahissait et revenait encore et encore à son esprit. Tari savait qu'elle l'avait blessée de la pire façon possible, l'abandon. La courte relation qu'elle avait eu avec la nouvelle cheffe des chevaliers d’Émeraude avait été un remède à sa solitude mais aussi à son manque d'amour et de tendresse. Pourtant, elle était quand même partie. Elle soupira, elle aurait du aller la voir avant de partir, elle aurait lui proposer de venir avec elle mais, avec des si chaque personne pouvait refaire le monde.

Tari décida d'aller sur la passerelle. Elle salua les gardes d'un signe de tête alors qu'elle avait remit son masque sur son visage ne laissant rien paraître sauf la tranquillité. Elle avait remis ses barrières en place pour ne pas se laisse submerger par les émotions des lieux par lequel elle passait. Le vent soufflait faisant vole ses longs cheveux blonds, elle resta la de longues minutes avant d'envoyer un message télépathie à Loka.

**Pourrais tu me rejoindre sur la passerelle s'il te plaît, j'aimerais te parler.**

Elle ferma les yeux se préparant a ce face à face qui risquait d'être très explosif en sentiments. Tari se dit alors qu'elle aurait du changer de vêtement. Sa robe de reine était assez gênante, absolument pas confortable et surtout peu pratique. Pourtant, elle garda la robe bleu roi qui mettait ses formes en valeurs et découvrait ses épaules. L'impératrice se concentre sur les prochaines paroles qu'elle pourrait dire à Loka. Elle avait quelques idées mais elle était dans le doute. Voulant faire plaisir à la cheffe des chevaliers, elle fit apparaître un peu de vin et deux verres. Elle servit un peu de vin dans les deux coupes et trempa ses lèvres dans le liquide rouge.

Tari se dit au final que le vin aller plus l'aider elle que la cheffe des chevaliers.  Elle laissa son regard bleu azur parcourut le paysage qui se trouver devant elle. Cela lui avait manquer finalement, l'air libre, les étendues sauvages. Elle posa son verre sentant la jeune femme venir vers elle. L'impératrice la regarda arriver auprès d'elle avec un petit sourire. Oui s'était de l'amour qu'elle ressentait pour elle, elle sentait son cœur se réchauffer à ses côtés et cela ne faisait que l'encourager pour la reconquérir. Avant même qu'elle ouvre la bouche, Tari prit la parole :

-Il y a quinze ans, j'ai rencontrée quelqu'un par accident, au détour d'un couloir après une sortie nocturne. Je n'avais pas prévue cette rencontre et d'ailleurs j’espère ne croiser personne ce soir là pourtant, ça m'est tombée dessus... Une surprise, un cadeau, un bonheur inattendue, un coup directement dans mon cœur. Je n'ai jamais dit ce que je ressentais envers cette personne et aujourd'hui je le regrette, comme je regrette de l'avoir abandonner. Je mettais dit qu'avec un peu de temps, j'allais l'oublier, tourner la page, que mon amour pour elle allait disparaître… Pourtant aujourd'hui encore, quand je vois cette magnifique femme, mon cœur s'emballe comme une adolescente, je cherche son regard, je cherche son accord… Il m'a sans doute fallu quinze ans pour comprendre que je l'aime et qu'elle a volée mon cœur...

L'impératrice se tourna alors vers la jeune femme, elle posa son regard dans le sien et lui fit un léger sourire. Tari s'approcha légèrement d'elle et lui caressa la joue du bout des doigts. Elle laissa quelques secondes puis reprit d'une voix douce et cristalline.

-Je ne veux pas seulement partager ton lit, je veux partager beaucoup plus… J'ai commis ma plus grande erreur en te laissant et aujourd'hui j'aimerais que tu me laisse le temps. Le temps d'apprendre qui tu es devenue, tes rêves, tes espoirs, tes peurs… Donne moi le temps pour que je puisse un jour avancer à tes côtés. Donne moi le temps de me faire pardonner. Donne moi le temps de t'aimer…

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Loka Iris
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MessageSujet: Re: Donne-moi le temps ... PV Loka   Sam 03 Déc 2016, 12:40

La nouvelle ingénue

Une courte nuit, comme toujours.
Je quittais la tour de Krito les yeux explosés par la fatigue, une cigarette à la bouche fumant lentement, comme toujours.

Et pourtant tant de choses avaient changé en quelques jours ; Tari était revenu, la mauvaise humeur maladive du Manuel avec elle, les chevaliers relevaient enfin la tête et se permettaient d'espérer. Et pourtant j'étais rester ce même roc immobile, toujours affairée aux même problèmes et rongée par les même craintes : les Isparins nous massacraient sans difficulté et avançaient sans peine dans le continent, et le Dieu déchu de Zenor accaparait toujours autant mon esprit.

Comme toujours je me retrouvais sans y réfléchir à la porte de mon bureau et me contentais d'y jeter avec nonchalance les rapports du jour. Cette pièce exiguë croulait sous les livres les rapports reliés et les cendres, elle était toujours aussi austère et je n'y passais jamais plus de la poignée de seconde nécessaire à mon stockage.

Et enfin, contrairement à mes habitudes, je me dirigeais directement vers ma chambre, allumant au passage ma sixième cigarette depuis le lever du jour.

Le retour de Tari avait changé bien des choses. Il m'avait surtout retiré un lourd poids des épaules et je ne pouvais m'en plaindre tant ces instants de vide me manquaient toutes ces années durant. M'allonger face contre mon lit, ne rien avoir à faire, n'avoir aucun compte à rendre, au moins pour quelques instants quel bonheur. C'est ainsi que, lasse mais étrangement heureuse, je m'endormais sans plus de cérémonie, toujours en armure…

Et c'est donc le dos cassé et les muscles endoloris que je me réveilla quelques heures plus tard. Mes yeux piquaient encore de fatigue et je peinais à les garder convenablement ouverts, la fumée brûlante de la cigarette que je venais d'allumer n'aidant en rien. Mes cheveux eux aussi semblaient peiner à se lever et s'étaient recroquevillés derrière mes oreilles, me donnant encore plus qu'à mon habitude une allure d'enfant. Mais je ne m'en formalisais que peu, mon allure ne concernait que moi et je n'avais, aujourd'hui, aucune envie de m'occuper d'elle. Une fois que je m'étais rendu compte que je portais encore mon armure je sortit en trombe de ma chambre, bousculant au passage le vieil Armin ; qui ne manqua pas de me le faire remarquer par force vocifération. Je lu rendis pourtant un sourire jovial, et il se contenta de m'en rendre un gêné avant de retourner à ses affaires sans plus de cérémonie.

Et moi je vagabondais dans le château, depuis combien de temps ne m'étais pas laisser me perdre dans ce faste dédale de couloirs, salles et antichambre ? Probablement quinze ans… Mais aujourd'hui me semblait en tout point différent de ma vie habituelle, comme une capsule errante d'un temps révolu ; dont je me délectais d'autant plus que j'étais au fait de son caractère éphémère. Et les Dieux seuls savaient à quel point j'étais dans le juste…

Enfin sortit du château je pris rapidement la route des jardins, allumant au passage ma huitième cigarette de la journée. Krito me répétait de plus en plus souvent que je devrais modérer ma consommation. Mais Krito me répétait presque aussi souvent que je devrais teindre mes cheveux en rouge et le laisser allonger mes jambes pour que je cesse de ressembler à une gamine et je ne prenais donc pas vraiment ses conseils en compte... Il devenait sénile…

Le Manuel avait eu beau m'expliquer mainte et mainte fois que le vieux lézard n'était en fait pas beaucoup plus âgé que moi même selon les critères de sa race je ne pouvais plus le voir autrement qu'un vieux lézards sénile. Cette pauvre créature avait vraiment bien trop donné de sa personne pour nous et je me promis de lui offrir à lui aussi une joli retraite un de ces jours. Après tout je lui avait à lui aussi causé bien du tord ces dernières années.
Selon ses dires je lui en avait pourtant causer bien moins que notre très chère Impératrice… Il ne m'avait jamais détaillé leur relation mais je me doutais bien que Tari ait pu causer bien des maux à ce pauvre lézard, comme elle nous en avait tous causer. Et pourtant Krito n'avait jamais sembler lui en vouloir ne serait-ce qu'un peu ni pour son abandon ni même pour ses frasques à l'époque où elle dirigeait encore l'Ordre…

**Pourrais tu me rejoindre sur la passerelle s'il te plaît, j'aimerais te parler.**

J'avais été coupée net dans le flot de mes pensées  par ce surprenant message venu de Tari. Comme si le loup sentait que je l'avais en tête. Je restai un instant planté au milieu des jardins fixant avec tendresse une des roses blanches que Krito avait fait poussé pour moi. J'en détacha doucement une fleur avant de me diriger machinalement vers la passerelle, déposant la rose dans la poche arrière de mon pantalon et allumant à nouveau une cigarette.

Je n'eus besoin que de quelques instants pour rejoindre Tari, que je découvrais un verre de vin à la main et sublimée par des habits bleu roi du plus bel effet. J'allais me lancer dans mes habituelles cascades d'ironie pour lui demander ce que pouvait bien vouloir dire cette comédie mais l'impératrice ne m'en laissa pas le temps… Elle commença plutôt par me raconter de vieux souvenirs. Dont je compris bien vite la teneur, elle parlait de cette nuit. Cette nuit qui avait tout changé chez moi et qui, semblerait-il, avait encore plus impacté mon ancienne cheffe.

Sans même m'en rendre compte son petit discours m'avait ému aux larmes. Elle me parlait aujourd'hui comme j'aurais pu lui parler à l'époque, et je me rendais compte qu'elle avait peut-être autant souffert que moi de cette séparation. Mais contrairement au mien son cœur ne semblait pas être parvenu à panser ses plaies. Et pourtant.

Malgré tout le cynisme avec lequel je prenais ses mots je ne pouvais m'empêcher d'être touchée par la sincérité de Tari. Cette femme avait probablement souffert autant, si ce n'est bien plus, que moi au cours de sa vie et pourtant elle était toujours capable de se remettre en question et à laisser son cœur la guider. Elle était vraiment devenu un symbole de vertu… Et je l'enviais tant pour cela, pour cette force qui lui permettait de lutter pour ses désirs. Je me sentais plus vide encore en me rendant compte que malgré tout ce qu'elle avait vécu Tari parvenait encore à aimer.

Et moi j'en étais malheureusement incapable. Oui je l'avais aimée moi aussi. Je m'étais languis de longues années attendant avec passion son retour. Mais aujourd'hui plus rien ne faisait battre mon cœur comme celui de mon Impératrice. De jeune ingénue j'étais devenu froide matriarche et toute émue que je pouvais être par les mots toujours si doux et sincères de Tari elle ne parvenait pas à me faire palpiter comme auparavant.

C'est donc un triste sourire au lèvres que j'attrapais de ma main celle de Tari. De l'autre je lui ébouriffais les cheveux comme tant l'avaient fait des miens à l'époque, avant de cesser tout contact pour allumer une cigarette et m’asseoir avec lassitude sur le bord de la passerelle avant de commencer à laisser couler mes pensées hors de mon corps.

- Moi aussi je t'ai toujours aimé Tari. Mais aujourd'hui je ne peux plus. Je me retournais vers elle le sourire toujours aussi triste. Je suis… Honorée par l'attention que tu me portes, vraiment ! Mais… Je ne peux pas te pardonner Tari.

Je lui lançais sans vraiment la regarder la rose blanche que je gardais.

- Tu as peut-être vu le massif de rosiers blancs dans les jardins ? C'est Krito qui les a planté pour moi. C'est pour ce genre d'attention que j'aime ce vieux lézard. Je commençai à former de petits ronds de fumée tout en parlant. Je t'aime autant que lui Tari. Mais pas plus… Et pourtant tu arrives encore à me faire pleurer… Je n'arrive pas bien à comprendre ce que tu me fais Tari. Je ne l'ai jamais compris à vrai dire. Malheureusement je ne sens plus mon cœur s'emballer dans ces instants et…

Je me levais pour souffler à la figure de Tari un large nuage de fumée et le tapoter le nez sans vraiment savoir pourquoi avant de plonger mes yeux dans les siens. Ils n'étaient séparés que par quelques centimètres et elle pouvait probablement aussi bien voir mes iris verts palpiter que je voyais les siens me fixer.

- Mon coeur ne bat plus pour personne Tari. Je murmurais ces mots sans éloigner mon visage ni quitter ses yeux. Pas même pour moi. Et je ne veux pas qu'il se mette à battre à nouveau Tari… Si tu veux partager mon temps, mes rêves espoirs et peurs partage déjà cette absence si terrifiante de sentiment. Tente de comprendre malgré ton lien si fort avec nous tous… tente de comprendre le cœur d'une femme qui n'a pas encore passé un mois sans voir mourir un de ses Hommes. Tente de comprendre le coeur d'une femme dont la seule famille est un vieux lézard mourrant. Les larmes se mirent à couler toutes seules sans pour autant que je ne cesse de fixer mon impératrice. Mon coeur ne cherche plus que la paix. Je ne veux plus le sentir exploser mon thorax, je ne veux le sentir se briser lorsque encore une fois je perdrais un compagnon. Je veux juste qu'il me laisse tranquille…

Enfin je m'éloignais d'elle.

- Je comprend que tu veuilles te faire pardonner Tari. Mais essaye de comprendre que je ne le peux. T'aimer à nouveau ne ferait qu'ouvrir de nouvelles blessures. J'ai déjà bien trop mal Tari...

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MessageSujet: Re: Donne-moi le temps ... PV Loka   Lun 19 Déc 2016, 21:20

Tari avait beau avoir fini de parler, elle était toujours aussi stressée. A la seconde suivante, elle aurait préféré affronter une armée entière plutôt que la jeune femme qui se trouver devant elle. L'impératrice n'avait jamais eu peur de quelqu'un. Pourtant, aujourd'hui sous le regard vert de la cheffe des chevaliers, elle avait peur. Malgré cette peur qui augmentait peu à peu en elle, Tari ne bougeait pas et elle gardait cette statue digne d'un dirigeant. Elle prenait de profonde inspiration pour se détendre alors qu'elle attendait la réaction de Loka. Tari était crispée pourtant, elle relâcha peu à peu la tension de son corps afin de s'assurer de ne pas perdre le contrôle de la connexion avec le continent.

Loka commença à s'exprimer et l'impératrice n'avait pas bouger pourtant chaque parcelle de son corps et de son esprit était aux aguets. Elle était près à recevoir un coup de point par rapport à ses paroles mais surtout en raison de son abandon, il y a quinze ans. Pourtant le coup ne vient pas. Tari récupéra la rose blanche et elle se demanda au fond d'elle si s'était les dieux qui ne se moquait d'elle ou non. Son âme sœur lui avait aussi offert une rose avant de disparaître. Une lointain pensée lui murmura dans son esprit, qu'elle aurait du rester dans ça caverne loin de tout ça. Pourtant, l'impératrice savait qu'elle avait fait le bon choix en revenant à Émeraude.

Elle continua d'écouter les paroles de la cheffe des chevaliers. Lorsque Loka compara leur relation a celle qu'elle avait avec Krito, Tari reçu une grosse gifle dans son esprit.  Elle ferma les yeux mais laissa paraître la souffrance qu'elle avait ressentie aux paroles de la jeune femme. L’amitié faisait partie de la relation mais, elle voulait plus, beaucoup plus. L'impératrice continua d'écouter les paroles de Loka et c'est de la douleur qu'elle ressentit alors qu'elle continuait de parler. Les yeux de Loka se mirent à briller avant que des larmes s'échappe et roule sur ses joues. Tari resta contre la balustrade et observa la jeune femme s'éloigne d'elle lorsqu'elle finie de parler, elle réfléchie. Quelques secondes après, elle s'approcha doucement d'elle. Elle se colla un peu à son dos et l'enlaça tendrement. Elle dépose un baiser dans son cou avant de lui dire d'une voix douce et remplie d'émotion.

-Je vais te faire battre ton cœur à nouveau… Je vais le remplir de chose simple et de moment de bonheur, un repas entre amie, une bataille d'eau, un fou rire, un baiser dans le cou…

Tari comprenait très bien chaque parole de la jeune femme, elle avait vécu et ressentie la même chose. Elle s’était complètement renfermé sur elle même, quand elle était à la tête des chevaliers et elle allait faire en sorte que Loka ne fasse pas les mêmes erreurs qu'elle. Il fallait qu'elle continue à ressentir les choses agréables ou non.  L'impératrice posa sa tête sur son épaule et lui murmura à l'oreille.

-On perdra toujours des amis, des proches, sa famille, malheureusement… La guerre, la maladie ou la vieillesse vont continuer à emporter les personnes qu'on aime. Je comprend très bien cette sensation de vide, de souffrance et de cette envie de paix intérieure, j'ai faillie perdre le goût à la vie plus d'une fois. La dernière fois que j'ai perdu ce goût, j'ai fui.

Tari ferma les yeux face à la révélation qu'elle venait de dire. Elle s'était mentit sur son départ mais au final elle avait fui à bout de souffle, épuisée par la vie qu'elle menait. L'impératrice laissa ses larmes perlaient au coin de ses yeux. Elle prit une inspiration avant de reprendre, la voix rauque d'émotions.

-Tant de morts, chevaliers, amis, sœur, j'ai craquée. Je n'ai pas supporter le poids des espoirs du continent. J'ai perdu la bataille de Zénor avec de nombreux morts, j'ai perdu face à la première attaque des Isparins, j'avais perdu face à la mission de sauvetage des kidnappés et bien d'autres. Je n'ai pas accepter la disparition de l'immortelle de Cristal, de mon maître, de ma sœur et de mes amis.

Elle resserra un peu plus la femme chevalier pour qu'elle ne se retourne par et lui avoua d'une petite voix.

-J'ai peur Loka. Peur de ne pas réussir, j'aimerais tous les guider, les rendre plus fort, les accompagner, prendre le temps mais l'espoir dans les yeux des chevaliers, des habitants du château mais aussi dans tes yeux… J'ai peur de tous vous décevoir. Mais aujourd'hui, je ne veux plus baisser les bras et je veux y croire, croire à la survie de ce continent, comme à la survie de notre relation. Je ferais tout ce qui est dans mon pouvoir pour réussir et donne une seconde chance..

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MessageSujet: Re: Donne-moi le temps ... PV Loka   Lun 09 Jan 2017, 00:25


Jolie petite folie

Quelle sotte, quelle égoïste…

Je ne savais pas bien si je pensais à Tari ou moi-même.

Je sentais encore la chaleur du baiser de mon impératrice dans le creux de mon cou quand les larmes se mirent à nouveau à perler sur mes joues. Cette fois-ci elle ne les voyait pas et continua ainsi ses cajoleries ; je la sentais contre mon dos, je sentais sa tête se poser contre moi et ses mots toujours aussi doux faisaient frétiller l'oreille dans laquelle elle les susurrait...

Et comme toujours chacun de ces mots me fendait le coeur, comme toujours ils me remettaient à ma pauvre place de petite sotte et me forçaient à revenir sur mes pensées. Tari avait vécu toutes les peines dont je me plaignais sans relâche, elle les avait vécu bien plus longtemps que moi et en avait probablement tout autant souffert sans jamais se résigner tandis-ce que je m'étais transformé en un roc inexpressif aux premières difficultés. Ses mots me rappelaient toute la chance que j'avais de l'avoir à nouveau auprès de moi et pourtant… Et pourtant mon coeur ne battait définitivement plus la chamade comme auparavant, c'était tout juste s'il se permettait un léger battement gracile de temps à autre.

Tari réchauffait toujours autant cette pauvre petite chose perdue au coeur de mon être glacial mais même elle n'avait plus la force nécessaire pour rallumer la flamme qui lui manquait tant. Et comme pour enfoncer cette pensée tel un pieux dans ce petit coeur se défendant de ses maigres forces Tari en vient à évoquer cette sinistre mission Sholienne. La jeune enfant se terrant au fond de moi resurgit un court instant pour accentuer mes larmes en repensant à ce vieux Maletars partant la cigarette au bec et les yeux tristes vers sa brutale mort dans les neiges du nord. Cette pauvre enfant tenta de me rappeler les si jolis mots que le sorcier lui avait murmurer en ébouriffant pour la dernière fois sa chevelure blanche ; son ''Laisse toi vivre ma petite'' résonnait de concert avec les paroles pleines d'espoir de Tari.

Et finalement, comme toujours au final, je craquais. Les vielles blessures juvéniles de mon âme que j'avais pourtant si consciencieusement harnaché au plus profond de mes pensées ressurgissaient avec fracas. J'en étais si chamboulée que ma cigarette chu, touchant le sol à l'exact instant ou Tari prononça les mots ''Seconde chance''.

Je me retirai brusquement de son étreinte pour me retourner un court instant, dans le simple but de la laisser entrevoir mon visage déformé ; oscillant constamment entre haine, déni, peur, peine et soulagement. Mon visage pourtant si fermé ces dernières années explosait en un instant de toutes les émotions qu'il était capable de transmettre. Sa carapace maintenant en miettes il ne pouvait plus que se distordre frénétiquement au rythme insensé des folles pensées qui remontaient avec hâte à mon esprit. Je la haïssais tant pour ce qu'elle venait de faire, plus d'une décade de pitoyable survie venait d'être saccagée et cette femme que j'avais pourtant tant aimé foulait aujourd'hui sans vergogne mes espoirs d'un pas pourtant si innocent.

Krito aurait certainement dit qu'un tel événement se serait de toute façon produit un jour ou l'autre, il m'aurait probablement sermonné sur mon comportement anarchique ; et le Manuel m'aurait pour sur enfoncer d'une de ses si joviales remarques cinglantes. Et tandis-ce que les larmes coulaient désormais à flot continu sur mes joues rosies je me prenais à vouloir à nouveau me réfugié, recroquevillée sur tout mon être, dans la si rassurante tour des magiciens. Je ne voulais plus côtoyer ce monde pour lequel je ne savais pas pourquoi je devais tant souffrir. Et plus que tout, je ne voulais plus devoir croiser la route de cette femme qui savait si bien fendre mon coeur.

Je n'avais jamais vraiment su si je l'aimais réellement, j'ai longtemps penser confondre une admiration sans borne avec un amour passionné ; pour ensuite me plonger sans retenue dans cet amour que je désirais tant et enfin le maudire de tout mon être. Malgré toute la haine qui remontait en moi je savais bien que je n'avais toujours eu, et n'avait encore, que tendresse pour cette femme. Mais aujourd'hui je n'arrivais plus à supporter le poids de cet amour… Je ne le voulais plus.

Tandis-ce que je me perdais dans la folie qui à nouveau me gagnait j'empoignai le verre que Tari m'avait laissé, pour le vidé d'un trait et exploser le délicat cristal contre la tour de garde. Et finalement j'explosais…

''TU VOIS ?! TU VOIS CE QUE TU ME FAIS TARI ?!''

Il n'y avait même plus de haine dans ce hurlement, une simple peine innommable.

''Je suis faible Tari… Bien trop faible pour le fardeau que m'as transmis. Et pourtant… Et pourtant j'ai tout fait pour le porter, j'ai même réussi à protéger les restes fumants de l'Ordre et toi… Toi tu reviens tel un ange me promettant le salut éternel ? J'EN AIS RIEN A FOUTRE DE TON SALUT TARI TU M'ENTENDS ?!!

Les mains sur les cuisses et le souffle court je tentais de me remettre de ce cri de l'âme qui avait même ébranlé les fondements de ma raison. Je perdais la tête putain.

''Je ne veux pas plus de ton amour. La paix, c'est ça mon unique but ; l'unique espoir de salut que je peux trouver ne viendra que de moi Tari. Tu… Tu as eu l'occasion de me sauver, mais tu l'as laissé passer, tu as préféré fuir et nous abandonner… M'ABANDONNER MOI !

Cette fois c'était bien par haine que j'avais hurler, le tourbillon s'enroulait lentement mais surement, je devais me taire maintenant, j'allais blesser bien plus que moi même si je continuais. Et pourtant ce flot dément ne voulait plus se taire… J'avais donc finalement pris sur moi-même trop longtemps ? Tout mon être hurlait en moi et malgré toute leur horreur mes paroles n'en étaient qu'une infime transcription. Je sentais ce pauvre petit coeur se briser lentement, il avait abandonné lui aussi ? Lui aussi il me laissait maintenant seule ? Bah… Il en avait bien le droit ; je lui en avait bien trop fait baver.

Et là, une singularité.

Des battements en rythme avec le flots de mes pensées et une douce sensation de plénitude. Alors c'était son baroud d'honneur avant de définitivement jeter l'éponge ? Quel joli petit requiem.

Ma main s'approcha du visage de Tari pour le caresser avant de se rétracter.

''Je ne peux plus t'aimer Tari, tu en souffrirais autant que moi… Je ne veux pas que tu vives ce que je vis. Reste donc notre pure et douce dirigeante et… Laisse moi sombrer seule par pitié.''

Mes paroles se perdaient dans le vent. J'allumais une nouvelle cigarette en grimpant sur le rebord duquel je m'étais levé quelques instants auparavant. J'offris ensuite à cette douce Tari le regard le plus tendre que je n'avais jamais offert à qui que ce soit avant de lâcher à bout de souffle :

''Je suis un cas désespéré Tari, tu as fait de ton mieux, alors... Oublie ce que je viens de dire. Je ne t'en veux pas le moins du monde''

Et c'est ainsi que je me laissais choir du haut des murailles les bras en croix, le sourire aux lèvres et la cigarette fumante. Combien de fois l'avais-je fais ? Cette sensation si douce de chute libre, ce vent si délicieux qui venait caresser ma peau et essuyer mes larmes. Quel instant magnifique.
J'eus un instant l'horrible envie de ne pas me rattraper. Ce n'était pas la première fois, en fait… Je luttais contre ce désir malsain à chacun de mes sauts. Mais jamais je n'y avait si intensément pensé.

Finalement je me laissais doucement reposé sur l'herbe fraîche de l'orée. Là dans cet océan de verdure, les bras en croix et la cigarette encore fumante je lançais un indéchiffrable regard à Tari que j'apercevais là-haut dans cette si jolie robe. Mon esprit se calmait lentement, au final ce n'avait été qu'une crise de démence ; la première depuis plus d'une décade. Et finalement je me prenais à penser qu'elle ne m'avait fait que du bien. J'avais toujours eu ce besoin explosif de dire ce que je pensais, gamine je l'hurlai à la face de mon maître ou des lézards ; aujourd'hui il ne me restait plus que Tari. Et comme toujours mon bien ne pouvait se trouver qu'au travers de la peine d'autrui, il m'aura fallu être si horrible envers cette femme que j'aimais tant pour réussir à obtenir un simple sursis.

Quelle sotte, quelle égoïste.

Et une seule pensée me rongeait maintenant : Qu'allait-elle donc faire ?

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MessageSujet: Re: Donne-moi le temps ... PV Loka   Jeu 17 Aoû 2017, 11:15

Sentiements

Loka disait ne rien ressentir pourtant ses larmes ne cessaient de la trahir encore et encore. Larme  après larme, je sentais que le cœur de la cheffe des chevaliers battait plus vite, devenait plus imprévisible et cela à cause des mots que j'avais prononcée. Un cœur mourrait seulement quand il arrêtait de battre et celui de Loka était très loin de s'arrêter, bien au contraire. Je le savait, le sentait que je ferais tout pour que le cœur de la jeune femme continue à battre à son rythme. J'avais envie, non j'avais besoin de lui rendre cette vitalité et cette folie que j'avais tant aimer chez elle.

J'étais passée par là il y a bien des années. A ma façon, j'avais affronter tout cela afin que l'ordre d’Émeraude ne chute à jamais dans la pénombre de la nuit. J'avais sacrifiée la femme que j'étais pour que ceux que j'aime survive dans ce monde sans foi ni loi. Malgré tout, je n'avais aucun regret, je rêve toujours et encore de liberté, d'amour et d'une paix intérieure. Et aujourd'hui je voulais te transmettre toute la force donc tu avais besoin pour continuer. Tu t'étais relever une fois alors que tu étais tomber dans la folie. Tomber était facile mais se relever était fort compliquer. Mais je serais là pour te tirer vers le haut.

On grandissait pourtant on restait la personne à nos débuts. Je m'étais brûler le cœur à de nombreuses reprises pourtant je continuais à l'écouter battre et me guider dans chaque décision que je prenais.  Je ferme les yeux pour sentir l'air frais et pure de la nuit souffler dans mes cheveux. Que j'ai douze ans ou cent ans, j'écouterais à jamais mon cœur.

Je sors de mes pensées alors que tu te dégage de mon étreinte. Je reste figée observant chaque émotion qui passe sur ton doux visage. Tant d'émotion et moi, je ne voyais que ton appel au secours. Restant toujours silencieuse, j'observais tes larmes une après l'autre couler sur tes joues. Comme il y a quinze ans, tu explosais. Tu cessais de lutter contre tes sentiments qui en profiter pour déborder de partout. Il fallait du temps et de la patience pour vivre en paix avec ses sentiments et pouvoir avancer. Et moi j'étais celle qui déclenche ces débordements d'émotions, dans le passée comme dans le présent. Je me fis la promesse de continuer d'être le début de chaque explosion de sentiments.

Un léger sourire s'afficha sur mes lèvres alors qu'elle fit disparaître le liquide rouge soyeux de son verre. Je savais que tu n'avais pas besoin de courage mais, que s'était plutôt le signe que tu allais parler d'ici une seconde ou deux. Un cri sans colère. Une voix épuisé par les aventures du passé. J'écoute tes paroles, sans rien dire, te laissant vider ce que tu retenais depuis si longtemps. J'encaissais chaque mot que ma belle Loka me disait, me hurlait dessus. Mon esprit se stoppa sur le mot abandonner. Car oui en partant j'avais commis un acte que personne ne pourrait oublier et surtout pas toi. Une idée folle de me lier à toi apparut dans mon esprit. Je ne voulais plus que tu ressente cet abandon de qui que ce soit et cela commençait par moi.

Je cherche ton regard alors que je vois ta main s'approcher. Mais elle disparaît aussi vite que l'envie que tu avais eu. Malgré mon envie de parler, je garde le silence afin que tu termine de vider ton sac car il était encore plein, beaucoup trop plein. Je garde ce doux sourire sur les lèvres. Douce et pure ? Je n'avais rien de cela depuis de longues années j'avais perdue toute trace d’innocence. Sans compte que j'avais désormais toucher la magie noir, rendant mon âme encore plus sombre. Une cigarette, tu n'avais pas perdu cette habitude. Maletars t'aurait sûrement engueuler pour ne pas avoir arrêter.

Dans d'autres circonstances, j'aurai pu rire alors que tu sautais du mur. Combien de fois l'avais-je fait ? Des centaines de fois pour fuir cette prison dorée. Le doux temple de Naamah me revient en tête. Mon garde fou, ou j'avais pu me cacher pour prier, supplier, pleurer dans le plus grand des silences. Je monte sur le petit muret pour observer ta chute mais surtout ton regard. Tu me ressemblait tant mais tu étais à la fois fort différente.

Je laissais le temps s'écouler, s'égrainer alors que mon regard était poser sur toi. Je me souviens alors d'une citation d'un livre que j'avais lu «  On meurt chaque jour, le temps s'empare sans relâche d'une portion de notre existence ». Même si on perdait un peu de notre vie, il y a avait tellement de choses autour de nous qui nous faisais continuer, avancer, rêver… Aujourd'hui s'était te revoir avec ton doux sourire qui me faisait rêver et j'avais espoir à le revoir un jour sur tes lèvres. A cette pensée, je me laisse tomber dans le vide. Je ferme les yeux sentant l'air glisse sur ma peau alors que je tombe du rempart.

Ma magie était devenue plus puissante avec le temps et j'arrête ma folle course dans le vide à quelques centimètres du sol, juste assez pour prendre une position assise à côté de toi. Je pose mon doux regard sur toi avec un léger sourire. Je prend a cigarette coincé entre tes lèvres puis du bout des doigts je caresse tes lèvres lentement, délicatement avec tendresse. J'éteins la cigarette et la met un eu plus loin. Je baisse mon visage vers toi. Mes cheveux blonds comme les blés cachent nos visages, nous laissant seulement entre nous. Je dépose délicatement un baiser sur le bout de ton nez avant de murmure tout bas.

- Les mots ne seront jamais suffisant alors j'agirais mais d'ici là, je serais le remède contre tous tes maux qui te ronger…

Je repousse mes cheveux sur le côté alors que mes lèvres se déposent de nouveau sur ta peau douce. J'effleure le coin de tes lèvres, le ligne de ton menton avant d'embrasser le lobe de ton oreille. Toujours de ma voix douce et cristalline, je reprend la parole.

- Quoi qu'il se passe je resterais douce, paisible et forte… Je ne cesserais pas de te faire hurler pour sortir tout ce qui est bloqué en toi. Je serais un soutien pour toi, un pilier avant la chute libre dans les abysses de tes tourments…

Ma robe me permettait pas de bouger comme je le désirais et je du me redresser. Mon regard toujours sur ton visage alors que mon fin sourire ne quittait plus mes lèvres. D'une main je caresse délicatement ta joue et je tourne ta tête vers moi. Je remet une mèche de tes cheveux derrière ton oreille puis je dis d'une voix légèrement plus dure.

- Tu ignore tellement de chose sur moi Loka. Je suis la vie, brûlante, palpitante, puissante, remplie d'amour, folle mais, pas seulement…


Je ferme un instant les yeux pour ressentir ce lien entre le continent et moi. Vie. Mort. Je savais que cette liaison serait impossible à briser. Je sentais le froid du Nord envahir peu à peu chaque parcelle du continent, le faisant mourir. Pourtant la terre d'Enkidiev battait à un rythme régulier mais si puissant et je savais qu'au fond le continent gagnerait cette guerre contre l'envahisseur. Je pose une nouvelle fois mon regard sur la belle cheffe des chevaliers. Je cherche mes mots, mais plus aucun son ne sort d'entre mes lèvres. Lentement j'approche mon visage du tien, j'effleure tendrement mes lèvres contre les tiennes avant de murmurer.

- Cette nuit nous appartient… Il est temps qu'on se retrouve, qu'on se souvienne qui nous sommes…




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